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Culture

UNIVERSITÉ POUR TOUS DE L'EST VAROIS EN JANVIER

Programme

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Vous souhaitez étendre vos connaissances et nourrir votre curiosité : découvrez l'U.E.V.A

 

LE MOT DU PRESIDENT :

Avec cette nouvelle année, notre programme s’enrichit de nouveaux intervenants : Alexandre MEXIS, Professeur d’anglais et de littérature étrangère. Bruno VERMOT-GAUCHY spécialiste du cinéma à Cannes et Agnès ABITBOL passionnée d’histoire de l’art. Réservez leur un très bel accueil.

Programme de Janvier :

Date

Heure

Lieu

Conférencier

Titre de la Conférence

Lundi 6

18h

Fréjus

M. MEXIS

« Sur mes chemins d’Ulysse » (1)

Mardi 7

18h

St Raphaël

M. DAUGERON

"Notre-Dame, avril 2019, avant...après..."

Mercr. 8

18h

Fréjus

M. PICAUDE

"Chapeau bas messieurs... deux génies !"

Jeudi 9

18h

St Raphaël

Mme MELLIES

L’Egyptologie, une science vieille de deux siècles. (2)

Vendr. 10

18h

St Raphaël

M. SARRAMEA

Où en est la population (démographie) de la planète ?

Lundi 13

15h

Villa Aurélienne

M. SERRES

Différences entre scanner et IRM

Mardi 14

15h

St Raphaël

Auditorium

M. VERMOT-GAUCHY

Il était une fois l’Amérique de Sergio Léone… (3)

Réservation obligatoire

Mercr. 15

18h

Fréjus

M. PASTRE

3-Oubli, malentendu et indiscrétion dans les romans de Tristan : (4)

Jeudi 16

15h

St Raphaël

Mme MELLIES

Au fil du Nil, milieu et peuplement. (5)

Vendr. 17

18h

St Raphaël

M. BOUCHARDON

L’homme et la planète. (6)

Lundi 20

15h

Fréjus

M. FORNERIS

La galerie d’Apollon au palais du Louvre.

Mardi 21

15h

St Raphaël

Mme ABITBOL

Chefs d’oeuvre de la peinture française au Louvre.

Mercr. 22

15h

Villa Aurélienne

M. LE TOUZO

Jean-Paul Sartre, une philosophie de la liberté.

Jeudi 23

18h

St Raphaël

M. ORBAN

L’union Européenne et ses citoyens.

Vendr. 24

15h

St Raphaël

Melle BERENGIER

Les traditions provençales au cours de l’année. (Hors Noël).

Lundi 27

15h

Villa Aurélienne

M. SERRES

IRM spéciales pour le coeur, les vaisseaux, le cerveau etc…

Mardi 28

18h

St Raphaël

M. REPPERT

De Cagliostro à Mesmer : Charlatans et Illuminés de la Métamorphose au 18ème siècle en Europe.

Mercr. 29

18h

Fréjus

M. PASTOR

« Sur le clocher jauni, la lune

Comme un point sur un i »

“Musiques et poèmes de la Lune et de la nuit“.

Jeudi 30

18h

St Raphaël

Mme MELLIES

La préhistoire de l’Egypte : Nagada. (7)

Vendr. 31

18h

St Raphaël

M. REPPERT

Le Tour de la France par deux enfants, bestseller de l'Ecole de la République.

  • "Sur mes Chemins d'Ulysse"

Lecture-conférence comme un voyage entre la Grèce d'Homère et la Grèce moderne. Partez à la découverte de leurs points communs pour rêver et comprendre comment et pourquoi les héros de l'Odyssée ont toujours autant d'écho aujourd'hui à l'ombre des oliviers, au son du bouzouki ou devant les vagues de l'Egée…

  • L'Egyptologie, une science vieille de deux siècles.

En 1798 Bonaparte libère l’Egypte des Mameluks mais aussi la libère de son propre passé.

L’expédition et la publication qui s’en suivit la Description de l’Egypte fruit des observations de 167 savants que Bonaparte avait emmenés avec lui ont été une extraordinaire révélation pour l’Europe.

Les écrits de Hérodote, Diodore de Sicile et Strabon avaient fait entrer l’Egypte dans patrimoine culturel de l’Occident mais les récits des voyageurs du XVI° et XVII° comme le père Sicard étaient flous. Pour Johann Joachim Winckelmann, le style égyptien ne valait pas le style grec, l’Encyclopédie soutenait le même point de vue. Le pays restait à étudier.

Si l’expédition de Bonaparte se solde par un échec militaire, son succès scientifique est total. La campagne d’Egypte laissera une empreinte décisive sur l’égyptologie.

N'a-t-on pas dit que « Bonaparte était le Prince charmant qui avait réveillé la Belle endormie ? »

En 1822 : Jean-François Champollion déchiffrera les hiéroglyphes et dira « L’Egypte, cette vieille nation à laquelle l’Europe doit le principe de ses connaissances. »

  • Faut-il brûler les westerns italiens ?

Nourri d'une violence sadique, débordé formellement par des composants de nature baroque, construit plus ou moins consciemment dans des optiques (complémentaires ou contradictoires) d'opéras, de bandes dessinées ou de romans-photos, le western italien exerce, malgré ses errements, une fascination qu'il serait vain de nier.

Dire « ils sont fous, ces Romains ! » n'explique pas tout. Et surtout qu'ils aient osé ce que personne n'avait tenté avant eux : la prétention à s'emparer et à traduire une mythologie si manifestement étrangère à leur nature. D'autant qu'ils l'ont fait avec un incommensurable culot et un acharnement insolite qui laisse rêveur. Au-delà de leur admiration secrète pour le modèle original, il y a sans doute beaucoup d'envie dans cette entreprise, sinon une sorte d'esprit de revanche, ou un défi jaloux nous : en reparlerons.

Pour l'instant, examinons les apparences.

Il est vrai que la particularité la plus visible du western italien est sa violence. Faut-il rappeler que c'est là une donnée fondamentale du western original ? La différence est que d'un côté (américain) elle est toujours « située » historiquement, que de l'autre (italien) elle trouve rarement à se justifier.

La démocratie américaine ne s'est pas établie dans le calme et la sérénité. L'Histoire est là pour en témoigner. Au point même que les Etats-Unis ne se sont jamais totalement remis des conditions bruyantes d'une naissance difficile. L'actualité contemporaine vient nous rappeler souvent les fièvres périodiquement engendrées par cette situation initiale.

Témoin privilégié de cette Histoire (dans ses dimensions tout à la fois politiques, sociales, économiques, sociologiques et mythologiques), le western ne pouvait négliger les manifestations concrètes et brutales de cette longue lutte pour la conquête d'un territoire, de cette non moins importante et difficile conciliation entre la Force et le Droit, l’Individu et la Société. La violence dans le western américain est donc la manifestation d’une vérité historique impossible à négliger. Admise comme telle, elle est justifiée le plus souvent.

Ce n'est pas le cas dans les westerns italiens. Ici, le contexte historique devient secondaire ou même inexistant. Encore vaguement présent dans quelques films du début, il est de plus en plus négligé par la suite. (A moins qu'il ne devienne objet même de dérision comme la guerre de Sécession dans LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND.) Dès lors, la violence du western italien, perdant une bonne part de ses justifications, s'affirme d'une gratuité absolue et se trouve considérée comme une fin en soi, un élément de spectacle (du moins au niveau des intentions des réalisateurs.) Pourquoi s'étonner dès lors, qu'elle débouche sur le sadisme (puisqu'il n'existe pas de limites) et engendre l'absurde ?

Paradoxalement, c'est peut-être ce qui explique son évidente fascination.

Gaston HAUSTRATE, « Faut-il brûler les westerns italiens ? », Cinéma 71, n°154, mars 1971, p. 66.

  • Oubli, malentendu et indiscrétion dans les romans de Tristan

Comment le héros connaît le destin tragique d'un amour contrarié marqué par les oublis et les malentendus qu'il connaîtra dès son retour d'Irlande, puis en Cornouailles auprès du roi Mark, plus encore enfin en Petite Bretagne auprès d'une autre Yseut où le pire des malentendus causera la perte du héros.

  • Au fil du Nil, milieu et peuplement

L'Égypte antique est une ancienne civilisation du nord-est de l'Afrique née le long du cours inférieur du Nil dans ce qui constitue aujourd'hui l'Egypte. La fertile vallée du Nil est l'un des berceaux de la civilisation. Ici est né un peuple exceptionnel par sa longévité et la stabilité de ses institutions. Il voulait éterniser le réel, il y est parvenu.

Cette civilisation de l'Égypte antique prend forme autour de 3150 avant notre ère avec l'unification politique de la Haute-Egypte au sud et de la Basse-Egypte au nord sous le règne du premier roi et se développe sur plus de trois millénaires. Son histoire est parsemée d'une série de périodes stables politiquement, entrecoupées de plusieurs périodes intermédiaires, plus troublées. L'Égypte antique atteint son apogée sous le Nouvel Empire puis connaît une période de lent déclin. Le pays subit les assauts répétés de puissances étrangères dans cette période tardive et le règne des pharaons prend officiellement fin en 30 avant notre ère quand l'Empire romain conquiert l'Égypte pour en faire une province.

Fascinants Egyptiens façonnés par le Nil. Le succès de la civilisation égyptienne antique découle en partie de sa capacité à s'adapter aux conditions de la vallée du Nil. Selon l'historien grec Hérodote, « l'Égypte est un don du Nil ». Il avait observé à juste titre que le fleuve est indissociable de l'identité égyptienne antique, car sans lui l'Égypte n’existerait pas. Il était donc tout naturel que les habitants de la « Terre Noire » en fassent un dieu important de leur panthéon. L'inondation prévisible du fleuve et le contrôle de l'irrigation de la vallée produit des récoltes excédentaires qui alimentent le développement social et culturel du pays. « Nil » vient du grec ancien « Neïlos ». En égyptien il signifie « ioterou », « le fleuve ». Les Egyptiens le nommaient aussi

Hâpy » et pour eux le fleuve est un axe absolu, le « commencement du monde », la route, la source de vie qui fait verdoyer des marais giboyeux, alimente les étangs poissonneux, procure l’abondante rosée nocturne indispensable aux cultures, fertilise la terre nourricière et procure l’eau pure vitale.

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  • " L'Homme et la Planète"

En arrivant sur la planète, l'homme n'a pas trouvé le Paradis. Il a très vite compris qu'il ne pourrait pas dominer la nature, mais qu'il pourrait grâce à son intelligence, lui résister et adoucir ses colères. C'est ainsi qu'il a trouvé des parades pour améliorer sa vie, contrairement aux autres animaux qui moins intelligents que lui, ont dû sans cesse lutter pour sauver la leur. Depuis la découverte du feu jusqu'à la révolution industrielle il y a deux siècles, homo sapiens s'est toujours servi de son intelligence pour emmener l'humanité vers plus de progrès. Et il a réussi. Jamais la planète ne s'est aussi bien portée qu’aujourd’hui. Presque tous les hommes mangent à leur faim, ils vivent plus longtemps, sont mieux éduqués et profitent des nouvelles technologies. Mais voilà, lors de son développement industriel, l'homme a émis trop de CO2. La planète se réchauffe dangereusement. Alors de faux experts voudraient que l'homme cesse immédiatement sa course au progrès. Pour eux, la seule solution c'est la récession économique.

La thèse de cet exposé est justement de proposer l'inverse. Le seul moyen pour l'homme de réussir son combat contre le réchauffement de la planète, c'est de poursuivre le développement économique et de faire fonctionner toujours plus son intelligence. Des solutions existent déjà. Et en plus, l'homme a tout son temps. Les scientifiques prévoient que la planète chauffée à blanc par le soleil, disparaîtra...seulement dans 6,5 milliards d'années !

  •  La Préhistoire de l'Egypte : Nagada

Les premières traces de la présence de l'homme dans la vallée du Nil apparaissent dès le début de l'ère quaternaire. Les stades de civilisation sont identiques à ceux des peuples primitifs jusque vers le septième millénaire environ. A partir de là s’établissent les bases de la culture pharaonique, tant sur le plan politique qu’artistique ou religieux, et les principes fondateurs de la civilisation égyptienne antique se mettent en place au quatrième millénaire avant Jésus-Christ.

Comment la civilisation pharaonique est-elle née ? C'est la grande question que se posent les protohistoriens de l'Egypte. Que s'est-il passé sur les bords du Nil autour de 4000 avant notre ère pour que des populations néolithiques dont la culture n'est pas plus ni moins développée que d'autres, donnent naissance en un millénaire à la première royauté étatique du monde ? Pyramides, temples, pharaons… autant de termes qui fascinent et qui définissent l'une des plus brillantes civilisations de l'Orient antique. Pourtant, lorsque Khéops confie à ses architectes la conception de sa pyramide, il est déjà l'héritier d'une très longue histoire, trop longtemps ignorée. Au carrefour de l'Égyptologie et de la Préhistoire une discipline à part entière s'intéresse à l'origine de la civilisation pharaonique, et s'enorgueillit maintenant d'un siècle de recherches préhistoriques dans la vallée du Nil. Dès 5600, des tribus vivant dans la vallée du Nil développent une culture dont il subsiste des traces (poteries en particulier). Deux royaumes vont progressivement se constituer en Haute et Basse-Égypte. Les royaumes de Haute et Basse-Égypte s'unifient. La capitale du royaume est alors Thinis, cité aujourd'hui disparue. Le premier pharaon fut Ménès ou Narmer (3150 av J.-C.) selon les égyptologues.

Á la fin du XIXe siècle, les fouilles des nécropoles d’Abydos et de Nagada ont démontré l’existence d’une culture égyptienne préhistorique. Ces objets, témoins des pratiques funéraires anciennes, attestent une sédentarisation préparant l’avènement du régime des pharaons. Les palettes à fard, objets de la vie quotidienne servent à broyer les pigments pour le maquillage. Avec la céramique, elle constitue l’offrande funéraire caractéristique de la culture de Nagada.

La fin de cette période du IV° millénaire est marquée par la naissance d'une l'écriture hiéroglyphique.

La culture de Badari est la plus ancienne et domine entre 4 500 et 3 800 avant notre ère. Elle se caractérise par un riche mobilier funéraire retrouvé dans les nécropoles, qui témoigne de relations avec l’Orient, spécialement l’Asie antérieure du sud-ouest et le Sinaï (cuivre), peut-être avec la Mésopotamie (stéatite émaillée). La céramique rouge à bord noir laisse supposer des contacts avec le Nil soudanais (Néolithique de Khartoum), l’industrie lithique s’apparente plutôt au modèle saharien.

Le Nagada est la dernière phase de la préhistoire égyptienne (périodes prédynastique et protodynastique), qui fait suite à la culture de Badari. Elle est surtout connue par ses nécropoles, les maisons construites à l'aide de matériaux dégradables n'ayant pratiquement laissé aucune trace. Cette période dite « protodynastique » est antérieure à 3185 avant Jésus-Christ et précède l'époque thinite (les dates restantes approximatives). Elle se confond avec la culture dite « Nagada III »

 

Les conférences se déroulent :

  • Fréjus : Maison des Associations, salle AGRICOLA, 57 avenue de Verdun
  • Saint-Raphaël: Centre Culturel, place Gabriel Péri, salle Mistral 3ème étage

Des changements de dernière minute peuvent intervenir (réquisition de salle, absence du Conférencier prévu, entraînant l’annulation de la conférence ou son remplacement) àconsultez notre site internet qui sera à jour.

Cours de russe : tous les jeudis, hors vacances scolaires : contact M DEBUYS au 04 94 49 20 18

(Maison des associations, 213 rue de la Soleillette à Saint Raphaël, horaires et salles selon niveau)

 

Contacts :

Christiane 04 94 82 34 35 ou Michèle 04 98 11 57 10