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Zoom sur Didier Marcel

Aujourd’hui, nous vous proposons un nouveau « Zoom sur » les artistes de l’exposition « Choses Faites » du FRAC, installée Salle Raphaël au Centre Culturel, avec une rencontre virtuelle avec l’artiste Didier Marcel.

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Bon visionnage à tous !

Zoom sur Didier Marcel

Didier Marcel

 

Né en 1961, à Besançon, vit et travaille à Dijon, Didier Marcel développe un travail de sculpture dans lequel cohabitent des objets et des constructions tirés du réel, qu’il reproduit le plus souvent à échelle réduite ou dans d’autres matières. S’appropriant des formes issues de l’architecture, de l’habitat ou de l’outillage, ainsi que des éléments naturels tels que des arbres ou des bottes de paille, il leur confère une nouvelle existence, autonome, en dehors de toute fonctionnalité. Les objets et les constructions spatiales laissent parfois place à des maquettes, de plus en plus sophistiquées. Cabanes, abris, garages, gares, architectures modestes et précaires, souvent à l’abandon, sont les modèles qui l’intéressent. Le changement d’échelle permet au spectateur d’établir un rapport inédit à l’objet. « Cette œuvre s’inscrit dans la continuité des travaux de reconstitution en modèle réduit d’architectures et de sites démolis. Elle préfigure également les environnements actuels qui intègrent des moquettes comme «surface accueillante» recouvrant entièrement le sol des lieux d’exposition.

 

Ici, la surface de moquette place le spectateur devant l’œuvre, en lui en interdisant l’accès. Cet espace intermédiaire projette à l’arrière-plan une ligne de petits objets (fragments d’atelier) qui n’avaient pas trouvé de résolution définitive. Les deux moulages de tabourets, en plâtre laqué, perturbent l’échelle de ce paysage et introduisent des éléments de l’habitat privé. La barre métallique possède les qualités (hasard et précision) d’un objet trouvé. Jetée à terre, elle trace une séparation (cartographique) entre la «sculpture» en plâtre (corps imaginaire sculpté) et les deux petits objets réalisés d’après photo avec des matériaux assemblés. Cette pièce nous apparaît comme un paysage dans lequel la relation entre les différents éléments recouvre également une lecture autobiographique. »