Questions à :

Yvonne Zucco

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13e adjointe de la Ville de Saint-Raphaël, déléguée aux quartiers du Dramont, d'Agay, d'Anthéor et du Trayas et à l'identité locale.

Elue en 2014 au poste d'adjointe aux quartiers d'Agay, d'Anthéor et du Trayas, Yvonne Zucco a vu depuis ses délégations s'élargir à deux reprises. Une première fois en 2017 quand Frédéric Masquelier a décidé de créer le poste d'adjoint délégué à l'identité locale, puis une seconde fois en 2019 quand le premier magistrat lui a confié la délégation du quartier du Dramont. Des postes sur mesure pour cette native du quartier des carriers qui depuis de nombreuses années s'est fortement impliquée dans la vie associative locale. Une confiance renouvelée en 2020 qu'elle tient à honorer en s'impliquant plus encore dans la vie de ces quartiers qui sont particulièrement chers à son coeur.

Yvonne Zucco, quel est le rôle d'une adjointe déléguée aux quartiers du Dramont, d'Agay, d'Anthéor et du Trayas ?

" Représenter le maire dans ces quartiers les plus excentrés de la commune où chacun y vit comme dans un petit village, avec son histoire propre et ses spécificités. Le territoire étant très étendu, les demandes et les problématiques diffèrent selon le secteur de résidence. Le rôle d'un adjoint de quartier est celui d'un relais. Il doit, à la fois, expliquer les grandes lignes de la politique communale mener sur l'ensemble du territoire aux administrés et faire remonter leurs demandes, leurs préoccupations, leurs satisfactions auprès du maire. C'est un élu de terrain qui participe à la vie et aux projets de chacun des quartiers dont il a la charge. Il doit être capable d'apporter des réponses ou des solutions dans des domaines de compétence aussi variés que la sécurité, l'environnement, la culture, le sport, l'école, le commerce de proximité, le transport, etc. C'est également le relais entre l'administration, ses différents services, et la population. Etre adjoint de quartier, c'est une fonction qui permet de mener des actions plus ciblées, plus proches des désirs de la population, comme l'a toujours souhaité notre maire Frédéric Masquelier".

Et à l'identité locale ?

"Les Raphaëlois de naissance dont je fais partie, et qui ne représentent plus que 10%  de la population de notre ville, sont très attachés à leurs racines, à leurs traditions, à leur histoire. C'est d'autant plus vrai dans les quatre quartiers dont j'ai la charge. Mais c'est aussi pareil pour Boulouris, Valescure ou le centre-ville. Cette fonction d'adjointe déléguée à l'identité locale, créée par Frédéric Masquelier il y a trois ans, est là pour faire vivre cette culture provençale. La faire découvrir aux nouveaux résidents. Leur expliquer ce que représente les temps forts de la vie raphaëloise comme la Saint-Pierre, le festival de Provence, la Saint-Jean, la Saint-Roch, la Saint-Honorat, la Sainte-Baume ou encore la joute provençale. Ce sont des moments fédérateurs, des moments de partage. Saint-Raphaël, ce n'est pas que la carte postale avec la mer et l'Estérel. C'est aussi un passé chargé d'histoire qui revit grâce à ces fêtes traditionnelles".

Quels sont les mesures ou les projets que le maire vous a demandé de mettre en œuvre ?

" Vu l'étendu du territoire et la spécificité de ces différents quartiers, ils sont multiples. Pour le Dramont, nous sommes en train de finaliser le projet de création de places de stationnement le long de la route départementale, à proximité des commerces, mais aussi d'aménager cette voie très fréquentée de façon à réduire la vitesse des véhicules pour améliorer la sécurité des habitants. Cela devrait réduire également les nuisances sonores sur ce secteur. Avec l'aide d'Alain Dubreuil, nous réfléchissons sur la création d'un musée dédié au débarquement de Provence afin d'honorer la mémoire de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie il y a 76 ans maintenant sur cette plage du Dramont. Il y a aussi le livre sur l'histoire des carrières du Dramont qui devrait être publié d'ici la fin de l'année. Pour rappel, au plus fort de l'activité de ces carrières, vivaient ici plus de 1000 ouvriers, sans parler de leur famille, alors que Saint-Raphaël ne comptait à l'époque que 5 à 6000 habitants.

Pour Agay, en collaboration avec l'adjoint en charge du cadre de vie, Maxime Grillet, nous travaillons sur la refonte de la place Giannetti et du stade d'Agay qui doit sortir de l'abandon pour faire place à une magnifique promenade familiale végétalisée avec l'installation notamment de terrains de pétanque.  Il y a bien sûr le chantier de restauration hydro-morphologique du lit de la rivière, la pérennisation du cinéma en plein air, du club pour enfants, des kiosques de plage de "Livres libres". Et plus généralement, nous étudions diverses pistes afin de réduire considérablement les nuisances sonores et la vitesse excessive sur l'ensemble de ces quatre quartiers.

Enfin pour ce qui est de l'identité locale, à l'initiative de Guillaume Decard, notre adjoint chargé de la culture, nous finalisons les derniers détails du 1er salon des santonniers qui va se tenir les 17 et 18 octobre prochains à l'Estérel Arena. Nous allons poursuivre la rénovation de notre Basilique et de différents monuments de la Ville. Nous allons reconduire les expositions  consacrées à l'histoire de Saint-Raphaël qui rencontrent à chaque fois un vif succès. Et nous travaillons sur la rédaction d'un ouvrage sur les personnalités qui ont marqué l'histoire de Saint-Raphaël ".

Selon vous, quelles doivent être les principales qualités d'une élue locale ?

"Connaitre son terrain et être proche des habitants qui attendent une écoute continue, une présence efficace et soutenue, confiante et bienveillante. Sa crédibilité reposantsur le respect de l'engagement et l'accomplissement des promesses, il doit toujours, dans chacune de ses décisions, placer l'intérêt général avant toute chose. Il doit avoir pour but de faire rayonner sa ville d'une manière imaginative, créative, vivante et surtout apaisée. C'est en tout cas ma vision de la fonction".