Les Raphaëlois déjà très intéressés par le projet.

Environnement

Un premier jardin collectif en septembre

Dans le cadre de sa politique de développement durable, la Ville a lancé le projet de création de jardins collectifs, à destination de Raphaëlois ne disposant pas de terrain cultivable. Le premier de ces jardins verra le jour en septembre prochain au Peyron. Une volonté municipale qui revêt une dimension sociale, environnementale, économique et éducative.

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Acte fondateur du projet, une convention est en cours de signature entre la Ville et la Cavem pour la mise à disposition de la parcelle, propriété de la communauté d’agglomération, située au Peyron. Mis en sécurité, le site sera équipé dans le respect de la réglementation, notamment au regard de l’urbanisme. Ce jardin collectif s’épanouira sur 2 500 m² et comportera 14 parcelles individuelles de 20 à 40 m². 1 parcelle de jardin partagé de 80 m², mise à disposition d’une association, comptera 1 espace détente pour permettre aux jardiniers amateurs de se retrouver et d’échanger en toute convivialité.

Eléments à retenir

La location sera établie à l’année par tacite reconduction chaque année, pour une durée de 5 ans. Le prix au m² et le coût des consommations d’eau seront définis lors du prochain conseil municipal, fin juin. Les inscriptions débuteront en juillet prochain en téléchargeant la  demande sur le site Internet de la Ville. Les parcelles seront réservées aux personnes justifiant d’une résidence à Saint-Raphaël, et ne disposant pas de jardin. Les attributions se feront début septembre après étude des demandes par un comité d’attribution composé du maire, d’élus et d’agents municipaux.

En projet

Des jardins familiaux et partagés sont en cours d’étude au niveau de l’ancien stade d’Agay dans le cadre du réaménagement paysager global du site. Aussi, un jardin éducatif sera organisé à l’Ile Verte où des bacs à potager seront mis à disposition des scolaires et des centres de loisirs. Des ateliers et des activités éducatives seront ainsi proposés par les services de la Ville afin de sensibiliser les plus jeunes à la préservation de l’environnement et de la biodiversité. Un jardin intergénérationnel verra le jour à la résidence « Les Acacias ». Seniors et enfants pourront échanger et partager les savoirs ainsi que les bons gestes liés aux activités de jardinage autour du potager.

Jardin familial, partagé, éducatif et intergénérationnel 

On distingue plusieurs types de jardins collectifs où le jardinage est appréhendé de différentes manières :

 - Le jardin familial : désigne des ensembles de parcelles individuelles de potagers, gérés par une structure associative et mis à disposition des jardiniers (moyennant une cotisation annuelle versée à l’association) ;

 - Le jardin partagé : souvent situé à proximité de logements collectifs, géré et pratiqué par les membres d’une association, sur une parcelle unique, et dans un esprit convivial, ponctué d’animations et de rencontres.

 - Le jardin éducatif et intergénérationnel : a vocation à être le support d’activités éducatives et de sensibilisation pour toutes les générations.

La raison d’être de ces jardins est de permettre aux jardiniers et familles n’en disposant pas, de se rassembler afin de cultiver ces parcelles à proximité de chez eux, pour leurs propres besoins ou simplement pour le plaisir de créer, de partager, d’échanger, à l’exclusion de tout usage commercial. La proximité jardins/logements est par ailleurs un élément  nécessaire pour l’usage de modes de déplacements doux. Projet d’Utilité Publique, les jardins collectifs contribuent ainsi à l’équilibre de la ville.

Une dimension sociale 

Créer, tisser, développer la convivialité et de nouveaux liens sociaux… Un jardin collectif favorise les rencontres, les échanges entre les générations et les différentes cultures, le partage d’expérience et de savoirs faire, l’esprit d’entraide et de solidarité. Supports de solidarité et de résistance à la précarisation, ils permettent également de lutter contre l’inactivité forcée (chômage, retraite…) La concertation et l’implication forte des habitants pour la création, l’entretien, l’animation et la convivialité sont les conditions de la durabilité des jardins dans le temps.

Une dimension environnementale 

Respecter et préserver la nature en milieu urbain… La pratique d’un jardinage éco-responsable contribue au maintien de la biodiversité en milieu urbain et péri-urbain. Le jardin collectif joue un rôle essentiel dans la survie et le déplacement des espèces animales et végétales et participe à l’embellissement de l’espace public et du cadre de vie. Le jardinage doit être naturel et écologique, respectueux  de l’environnement et du vivant, sans utilisation de produits chimiques. Tous les projets visant à valoriser la biodiversité sont nécessaires : plantes mellifères, nichoirs, abris, mangeoires, maisons à insectes.

Une dimension éducative 

L’apprentissage de notre environnement… C’est un support pédagogique concret pour l’éducation au développement durable. Grâce aux échanges intergénérationnels, les jardins permettent l’apprentissage des gestes nécessaires à la préservation de l’environnement, à la pratique du jardinage écologique respectueux de la nature et du vivant, aux modes de cultures durables. La mise en place d’ateliers, de rencontres, de goûters sont favorables à cette dimension éducative envers tous les âges.

Une dimension économique 

Autoproduction alimentaire responsable… Le jardin potager permet de produire à un coût réduit des aliments sains, dans un circuit court. Il permet de découvrir et d’échanger des graines et des plans, de partager, de prendre conscience de l’intérêt l’économie de proximité. Il permet en outre de créer des emplois : interventions d’animateurs et professionnels du jardinage, ponctuellement ou régulièrement.