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Tennis : passage à l’An II pour le Saint-Raphaël Country Club

2020 devrait être une année charnière pour le Saint-Raphaël Country Club comme 1996 l’avait été en son temps, lors de la fusion de deux des principaux clubs de la ville pour donner naissance au SRCC. Une ère nouvelle, signe d’un nouveau départ pour le tennis raphaëlois qui devrait voir toutes ses activités recentrées sur un site unique, celui de l’Estérel.

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Une perspective qui enchante au plus haut point le président du SRCC, Eric Botella, ainsi que toute son équipe dirigeante. Une opportunité, selon lui, qu’il faut saisir pour redynamiser un sport à la peine depuis la fin des années 90. Explications avec le principal intéressé.

Président, vous avez l’air enchanté par ce grand projet, pourquoi ?

« D’abord parce qu’il se finalise enfin. Depuis 5 ans on a entendu beaucoup de choses sur la vente des terrains de Baudino, mais sans avoir trop de précisions sur le devenir du club, ni même la date de la cession effective du site. En 2015, Monsieur Ginesta, alors maire, nous avait demandé de réfléchir sur le sujet, mais tout restait à l’état de projet. Désormais, on en sait beaucoup plus. On sait qu’une partie de l’argent récupéré avec les ventes de ces terrains va servir à réhabiliter certaines installations vieillissantes, voire désuètes, et que le site Roland Garros va devenir un grand complexe dédié aux sports de raquettes. C’est tout de même alléchant comme perspective ».

Concrètement, qu’est-ce que cela peut apporter au SRCC ?

« Déjà des installations neuves ou parfaitement rénovées. Le site de l’Estérel a plus de 40 ans et il a besoin de bien plus qu’un simple lifting. C’est surtout vrai au niveau des courts couverts, des squashs ou encore des vestiaires. Il n’y a pas non plus de véritable local pour le club ou de salle de réunion. Là, la Ville nous a donné carte blanche pour la conception du site avec une seule limite, le budget alloué. Si je devais ne citer qu’un exemple de ce changement, ce serait les terrains en terre battue. Avec Baudino, nous avions 4 « terre battue » mais les jours de grand vent ou de pluie, on ne pouvait pas les utiliser. Là, dans le nouveau projet, nous en aurons 2 en extérieur et 3 en indoor. Nous pourrons donc jouer sur ce type de surface moins traumatisante pour les articulations toute l’année. Et ce n’est qu’une des nombreuses options de ce nouveau site ».

Vous perdez pourtant des terrains dans l’histoire, ceux de Baudino ?

« C’est vrai mais d’un autre côté, a-t-on besoin d’autant de courts de tennis sur Saint-Raphaël au vu du nombre de nos licenciés. Actuellement, le club compte 480 adhérents, soit 600 licenciés avec les tournois. Le seul site de l’Estérel est largement capable de répondre à nos demandes. Quand l’Estérel et Baudino ont été construits, la Fédération Française de Tennis comptabilisaient presque 1,7 millions de licenciés. Aujourd’hui la FFT n’en compte plus qu’1M. Cette baisse se retrouve à tous les échelons, y compris au niveau des clubs. Et puis à choisir entre deux centres vieillissants, même si je comprends le côté nostalgique de certains qui y étaient très fortement attachés, et un site flambant neuf avec vue mer répondant à tous nos besoins, il n’y a pas photo ».

Et pour la politique sportive du SRCC ?

« On accentue encore notre effort sur les jeunes. Notre école de tennis compte à peu près 250 enfants. Chiffre que nous aimerions pousser à 300, voire plus si c’est possible. Là encore, le fait de disposer d’installations neuves regroupant de nombreux sports de raquette devrait nous y aider. On peut envisager des passerelles entre le squash, le padel qui est le sport qui monte, le badminton et le tennis, le tout sur la base d’une cotisation unique. Que ce soient pour les jeunes ou pour les adultes d’ailleurs. Mais tout ceci n’est possible qui si ce site voit le jour et pour qu’il voit le jour, il faut que l’on se sépare de Baudino qui, au passage, ne nous appartient pas. Nous n’en sommes que les locataires rappelons-le. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce projet auquel nous adhérons complètement ».