Willie Antonio et une partie du groupe 6-10 ans.

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Quand l’athlétisme raphaëlois renait de ses cendres

Sans la volonté d’une poignée d’irréductibles, la belle histoire de l’athlétisme raphaëlois aurait tout simplement pu prendre fin il y a deux ans, après plus d’un demi-siècle d’existence…

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Or depuis 2018, depuis que la nouvelle présidente Olga Karabcova a repris les rênes de l’association et confié la direction de la formation des jeunes à Willie Antonio, l’ASSR « Athlé » semble retrouver de belles couleurs. Pas encore celles des années 70-80-90 où le club comptait alors plus de 200 licenciés (hors marche nordique), mais suffisamment pour affirmer que l’athlétisme raphaëlois est sur le bonne voie. Explications avec le nouveau et jeune (24 ans) patron sportif de l’association Willie Antonio.

Willie Antonio, où en est l’ASSR Athlétisme aujourd’hui ?

« A ce jour, nous comptons une centaine de licenciés mais d’ici fin octobre, nous devrions très vite atteindre les 140 à 150 adhérents. Ce qu’il faut surtout noter, c’est que la section compétition, qui regroupe les jeunes de 10 à 14 ans, est en forte augmentation. C’est sur celle-là que nous consacrons le maximum nos efforts et cela commence par payer. Le créneau sport santé avec la marche nordique, dont s’occupe Julie Quesnoit, lui, reste stable avec 60 à 70 adhérents ».

Qu’est-ce qui a changé depuis deux ans ?

« Comme je vous l’ai dit, on a vraiment mis l’accent sur les jeunes et plus particulièrement sur les trois tranches d’âges 6-10, 10-12 et 12-14. D’ailleurs, cette année, on va pouvoir envoyer 2 équipes en championnat, 1 en minime et 1 en benjamin. C’est là-dessus qu’il faut que l’on travaille. C’est l’avenir du club ».

Quels sont vos outils pour y arriver ?

« L’athlétisme est la base de quasiment tous les sports. Que vous recherchiez la vitesse, la puissance, l’explosivité, l’endurance, vous pouvez l’acquérir en pratiquant les nombreuses disciplines que compte notre sport. Il n’est donc pas incompatible de pratiquer l’athlétisme et une autre activité sportive. C’est pourquoi, notre fédération préconise depuis quelque temps déjà, d’enseigner aux enfants au minimum trois disciplines. Chaque jeune doit choisir une épreuve parmi les courses, les lancers et les sauts. En compétition, on y ajoute une course par relais qui permet également de souder le groupe. Ce n’est qu’à partir d’un certain âge, vers 15, 16 ans en général, que l’on se spécialise dans une discipline, souvent en fonction de ses aptitudes physiques ».

On peut pratiquer toutes ces disciplines à n’importe quel âge ?

« Oui. Pour les courses et les sauts, c’est une évidence car il suffit de raccourcir les distances. Pour les lancers, on dispose d’un matériel adapté en fonction de l’âge. Ce sont des mini-javelots, mini-disques ou mini-marteaux, des poids plus légers, étudiés en fonction de l’âge des enfants. Il n’y a que le saut à la perche que nous débutons un peu plus tard mais sinon, dès l’âge de 10 ans, toutes ces disciplines sont pratiquées par nos licenciés. Pour les 6-10 ans, ce sont surtout des ateliers destinés à l’éveil de la motricité. Le petit plus, c’est de les rendre le plus ludique possible et ça plait beaucoup aux enfants ».

Un message à faire passer pour ceux qui seraient tentés par l’athlétisme ?

« Venez-vous faire plaisir et ce quel que soit votre niveau. Mon travail, c’est de faire aimer l’athlétisme que je pratique aussi. C’est un sport individuel, certes, mais qui se pratique aussi en groupe. Les meilleurs souvenirs que je garde de ce sport, ce sont justement ces déplacements lors des concours par équipe. C’est aussi cela que j’ai envie de transmettre, bien au-delà des résultats purs ».