Questions à :

Patricia Hauteur

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11e adjointe de la Ville de Saint-Raphaël, déléguée à la politique sociale, vice présidente du CCAS.

D'abord dans l'opposition avant de rejoindre, au cours du précédent mandat, l'équipe de Frédéric Masquelier, Patricia Hauteur a décidé de poursuivre son engagement auprès des Raphaëlois dans cette nouvelle majorité élargie. Déjà très impliquée dans l'action sociale sous l'ancienne mandature, elle s'est vue confier par le Maire le poste d'adjointe déléguée à la politique sociale de la Ville. Femme de dialogue autant que de cœur, elle a tout de suite fait l'unanimité au sein du CCAS. Un service particulièrement sensible et fortement impliqué dans le quotidien des Raphaëlois, comme l'ont encore démontré ses actions récentes lors de la gestion locale de la crise de la COVID 19.

Patricia Hauteur, quel est le rôle d'une adjointe déléguée à la politique sociale ?

"De mettre en œuvre la politique sociale de la commune, en accord avec le projet social global du Maire. Cette action se fait en direction de tous les administrés, d’où la nécessité de travailler en transversalité avec l’ensemble des élus et des services de la ville. Son rôle est d’accompagner à la fois les familles, les jeunes, les moins jeunes, mais aussi de soutenir les personnes qui rencontrent des difficultés, de veiller sur les plus fragiles, de prendre en charge les victimes et de lutter contre l’isolement. Ses missions consistent à mener une action générale de prévention, d’insertion et de développement social et ce, en liaison étroite avec les institutions publiques et privées. L’objectif est de favoriser la cohésion sociale, proposer aux Raphaëlois une ville où il fait bon vivre ensemble. C’est d’ailleurs dans cette démarche pour plus de solidarité, d’accessibilité et d’autonomie que le maire a souhaité intégrer le volet logement au sein du CCAS, puisque l’adjointe à la politique sociale en est également la vice-présidente".

Et pour la gestion des logements sociaux ?

"Pour le logement social, il faut savoir que ce service gère les candidatures et propose des candidats éligibles aux bailleurs sociaux et aux réservataires lorsqu’un logement se libère. Outre la gestion administrative, il y a le relationnel avec le public, et tout cela est parfaitement orchestré par les agents. Je précise que l’adjointe qui a en charge le logement, se doit également de recevoir le plus de demandeurs possibles. C’est en effet, le seul moyen d’évaluer les situations, de connaitre les individus qui se cachent derrière un dossier et ainsi de mieux défendre les futurs candidats. Le pôle logement c’est aussi un service d’hébergement temporaire qui favorise l’insertion par le logement et qui gère un parc de logements pour les personnes en situation d’urgence. Les missions sont donc vastes et variées et touchent un public tout aussi varié, sans compter que chacun d’entre nous peut, un jour, être touché par un accident de la vie".

Quelles sont les mesures ou les projets que le maire vous a demandé de mettre en œuvre ?

" Il y a les projets qu’on avait déjà initiés et qui ont donc pu être concrétisés comme le développement du RAM (relais assistance mobilité) pour être au plus proche de la demande, les jardins partagés, l’augmentation de l’amplitude d’ouverture des crèches, l'ouverture le mois prochain d'un espace activités au Dramont, etc. Mais il y aussi les projets à courts terme tel que la mise en place d’une commission permanente de veille sociale. Le travail qui se fera au sein des différents groupes de cette commission, nous permettra de réaliser l’analyse des besoins sociaux (ABS). C’est-à-dire un diagnostic social qui fera émerger de nouveaux besoins et nous pourrons alors apporter des solutions et de nouvelles offres de proximité. Nous avons également un projet de Convention Territoriale Globale avec la CAF pour développer de nouvelles actions pour tous. Nous avons encore bien d’autres projets dont nous reparlerons au fur et à mesure. Et puis il y a les projets à plus long terme puisque nous voulons par exemple lutter contre l’exclusion par l’insertion professionnelle, lutter contre la pauvreté et promouvoir l’inclusion. Concernant le logement, nous voulons acquérir des logements d’urgence pour les femmes victimes de violence, développer le logement intergénérationnel, et nous travaillons à des solutions pour raccourcir les délais d’obtention de logement social. Mais surtout, il ne faut pas oublier qu’un mandat dure 6 ans et que l’action publique se fait à la fois sur un temps long et au quotidien. Nous devons être capables de nous adapter, d’où l’intérêt de cette ABS (analyse des besoins sociaux) comme nous avons dû le faire depuis le début de la crise sanitaire. Nous avons dû trouver des solutions pour protéger les plus fragiles et venir en aide à tous ceux qui ont été frappés de plein fouet. C’est aussi ça notre rôle : prévoir, anticiper et s’adapter".

Selon vous, quelles doivent être les principales qualités d'une élue locale ?

"Il faut avoir conscience que c’est un engagement de chaque instant. Un élu local doit être un élu de proximité. Il faut donc être à l’écoute de la population, accessible à tous et il faut être capable d’empathie. Bien entendu, il faut connaitre sa ville, son territoire et participer à la vie de la cité. Il ne faut jamais perdre de vue que des personnes nous ont fait confiance et comptent sur nous. Et même si on ne peut pas faire de miracle nous devons au moins les accompagner, les orienter au mieux dans leur quotidien. J’ajouterai qu’il faut aussi se souvenir que nous sommes un groupe, une équipe autour d’un leader, d’un projet global vers lequel on souhaite amener l’ensemble des Raphaëlois ".