La nouvelle adjointe déléguée au sport, Hafida Rami, en compagnie de Francesco Santoro, président des archers raphaëlois .
La nouvelle adjointe déléguée au sport, Hafida Rami, en compagnie de Francesco Santoro, président des archers raphaëlois .

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Oyez, oyez braves gens, les archers du Roy sont là !

Afin de perpétrer une tradition d'archerie vieille de plusieurs siècles, chaque année toutes les compagnies de tir à l'arc de l'hexagone organisent un tournoi amical dit du "Tir du Roy". Une compétition inter-membres, puis inter-compagnies, où le but est de toucher une cible en bois représentant un oiseau (2,7cm sur 4,5cm) à une distance de 50m.

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Décalée à ce samedi 27 juin pour cause de COVID 19, cette compétition, où était présente la nouvelle adjointe déléguée au sport Hafida Rami, a réuni une vingtaine d'archers (par groupe de 10 dans le strict respect des restrictions sanitaires imposées par l'Etat) au pas de tir de l'Hôtel Najeti de Valescure.

" Remise au goût du jour en 1951 par notre fédération, cette compétition est surtout l'occasion de réunir toute la famille des archers sur un même concours. En fonction du niveau de chacun, la cible est placée plus ou moins loin (entre 7 et 50m) afin que tout le monde prenne du plaisir, y compris les tireurs novices" confie Francesco Santoro, le président des archers raphaëlois.

Mais attention, pour être déclaré roy (roi depuis 1740), roitelet (pour les minimes/cadets) ou dauphin (poussins/benjamins), il faut toucher la cible à la distance maximale de sa catégorie. Ce qui a été le cas pour Valérie Meyer (reine des adultes en arc classique à 30m), Ornella Santoro (reine des roitelets en arc classique), Rémy Van Nevel (roy en arc à poulies à 50m) et Théo Couasnon (roy chez les dauphins à 10m). Quatre lauréats qui iront défendre les couleurs raphaëloises lors de la finale nationale.

"Je me suis laissé dire qu'au moyen âge, celui qui était déclaré Empereur (gagner trois fois de suite le titre de Roy ou cinq fois au total) se voyait exonérer de charges et d'impôts dans sa ville à vie. C'est une tradition qui me plait bien et que l'on pourrait remettre au goût du jour. Plaisanterie mise à part, c'est pour vous dire à quel point ce tournoi était prisé, d'autant qu'il était ouvert à tous, et pas seulement à la noblesse".

Une idée à creuser et qui, à coup sûr, ferait grimper (en flèche) le nombre des licenciés de la FFTA.