Culture pour tous

Louis de Funès dans son jardin d'agrément

Aujourd’hui nous vous proposons de découvrir le lien indéfectible de Louis de Funès avec son jardin, avec la nature…

De Louis des champs aux jardins de Saint-Raphaël il n’y a qu’un pas !

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Entre deux films, Louis de Funès jardine « moi qui suis un nerveux, ça m’amène du calme » dit-il.  « J’ai trouvé beaucoup d’idées de gags et de petites séquences de film dans mon jardin ». Dans ses parcs il fait pousser légumes, fruits et fleurs.

Il prend des cours et très vite, il passe à la culture biologique « je ne veux pas de ces saloperies d’engrais chimiques. Bientôt, il va falloir que les poireaux poussent en 3 jours et mesure 1 m de haut ! Les coccinelles que je ramasse dans le parc avalent tous les pucerons, c’est parfait ! Pas besoin d’insecticide, quelle horreur ça empoisonne tous les oiseaux ! Les vipères, c’est pareil : pourquoi les tuer ? Comme les autres serpents, elles nous débarrassent des petits rongeurs qui bouffent tout. Il n’y a qu’à regarder où on met les pieds. »

Le château est celui de tous les bonheurs pour Louis et il passera beaucoup de temps dans son jardin. Des pommiers, il tire son cidre. Il avait la passion des légumes cultivés sans engrais chimiques. Toutes les semaines il partageait avec les gens du village ses fruits et légumes. Il arrivait les bras chargés de cageots.

 Passionné de pêche, il ne peut supporter l’idée de la chasse. Il fait interdire ce sport sur toutes ses terres, préférant voir trottiner les blaireaux entre ses plantations d’arbres fruitiers, lui qui a tourné « ni vu, ni connu » adaptation d’un récit d’Alphonse Allais évoquant les aventures d’un braconnier. Cette attitude lui vaut de se voir remettre, par la Société protectrice des animaux, un vase bleu du président de la République.

 Aussi, au Cellier il consacrera des journées entières à ses roses. Ses préférées sont la Bardot et la Maurice Chevalier. Il songe même à en créer une lui-même, à laquelle il rêve de donner, non pas son nom, mais celui d’Oscar. Cette passion pour l’horticulture et le jardinage, il l’explique de cette manière : « Plus que jamais dans le monde de bruit et d’agitation où nous vivons, l’amitié des bêtes et le calme de la nature nous sont indispensables. D’ailleurs mon amour des bêtes s’étend à toutes les espèces. Ainsi, je m’occupe moi-même des fleurs des herbes autour de Clermont. Je n’emploie jamais d’engrais chimique ou d’insecticide. Cela m’a déjà valu la grande joie et la grande fierté de voir revenir des espèces d’oiseaux et d’insectes qui avaient disparu depuis des années, tels les très rares mésanges à longue queue, les chouettes, les coccinelles, les hannetons et même les scarabées dorés.

 

Profitons des sages paroles de Louis de Funès pour évoquer les futurs jardins collectifs à Saint-Raphaël : De plus en plus d’habitants sont soucieux de la préservation de l’environnement, et témoignent d’un intérêt croissant pour la qualité du cadre de vie et pour des activités en lien avec la nature.

La Ville a ainsi choisi de réaliser des jardins collectifs : des jardins familiaux, à la location, au Parc du Peyron dans un premier temps, des jardins éducatifs au jardin de L'île Verte, ou encore de jardins intergénérationnels au square Suatton, à proximité du Foyer des Acacias. D'autres jardins verront le jour au fils des années dans tous les quartiers.

L’objectif est de permettre aux habitants, ne possédant pas de jardin, de se retrouver autour d’activités de jardinage et de contribuer à renforcer le lien social intergénérationnel tout en répondant aux besoins de réappropriation du cadre de vie et à l'apprentissage des gestes essentiels à la préservation de la nature. De nombreux ateliers seront proposés sur la multitude de thèmes que propose le jardinage.

Rencontrer et tisser des liens, transmettre le travail du sol et produire soi-même légumes et fruits, de beaux projets que Louis de Funès validerait sans conteste.