Le président Campos (en rouge) et des membres du bureau de l'Estanque

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L’Estanque : le petit club qui monte, qui monte…

Parmi les 110 associations dédiées à la pratique des jeux de boules que compte le département, il y en a une qui attire particulièrement l’attention. L’Estanque de Boulouris ne cesse de grimper dans le classement des meilleurs clubs varois pour atteindre aujourd’hui la 7e place de cette hiérarchie.

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Une belle prouesse quand on connait la rude concurrence que se livrent les clubs de pétanque et de jeu provençal du Var. Une concurrence qui n’effraie pourtant en rien Denis Campos, le président actuel de l’Estanque, qui s’est fixé comme devise : « On trace notre chemin sans s’occuper de ce que font les autres ». En clair, on n’hésite pas à sortir des sentiers battus pour dynamiser et transformer ce « loisir » symbole de convivialité en un sport connu et reconnu (et presque olympique).

Une formule qui semble plutôt bien marcher puisqu’en peu de temps, l’Estanque est devenu le premier club de boules de la Ville et comptabilise 200 licenciés et plus de 100 sociétaires. « Un club, ça doit avoir une âme. Ça doit vivre. Ça doit s’ouvrir. Ça doit évoluer ». Et en matière d’évolution, le monde des boules à encore de la marge. A commencer par l’image parfois trop « populaire » d’un sport qui est par essence même populaire.

Casser les stéréotypes

« Les boules, il y en a pour tous les goûts et on y retrouve toutes les strates de notre société. On peut voir cela comme une distraction, un moment de convivialité entre amis, mais aussi comme un sport à part entière. Un sport où il faut allier performance, stratégie, réflexion, entrainement, adresse, etc. C’est cet aspect-là que l’on essaye de développer à l’Estanque et c’est aussi le virage qu’a pris notre fédération il y a quelques années maintenant ».

D’où la création récente de l’école de pétanque encadrée par un éducateur diplômé d’état et parrainée par Philippe Quintais ou encore des initiatives plus ciblées en partenariat avec l’école des Tasses. « Si ça peut faire naître des vocations, ça ne peut aller que dans le bon sens. Rajeunir l’image de ce sport, tout comme obliger nos compétiteurs à porter les tenues officielles de leurs clubs lors des concours fédéraux ou nationaux va nous permettre de gagner en crédibilité. Prendriez-vous au sérieux une équipe de sport-collectif qui entrerait sur un terrain de football ou de rugby avec une tenue dépareillée et en chaussure de plage ? ».

Julien Léonide, la valeur montante du club

Ce n’est pas faux, surtout si on continue d’associer à la pétanque une boisson alcoolisée de couleur jaunâtre, ainsi que la chaise-longue et le parasol qui vont avec. C’est cette photo quelque peu stéréotypée des joueurs de boules que le président Campos souhaite casser même si, et il est le premier à le reconnaitre, le côté loisir et convivial d’un club ne doit pas être mis de côté pour autant.  « C’est un socle sur lequel on doit s’appuyer pour faire évoluer cette discipline, d’où les concours hebdomadaires inter-sociétaires (plus de 70 personnes à chaque fois) et autres sardinades ».

Un socle qui a permis à l’Estanque de qualifier, en 4 ans, 14 de ses licenciés aux différents championnats de France. Le dernier en date étant le nouveau champion de Ligue Paca, Julien Léonide (23 ans), qui défendra prochainement les couleurs du club boulourissien au championnat de France en tête à tête. Si ça ce n’est pas de l’évolution…