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Rapport d’Orientation Budgétaire : de nouveaux projets et une gestion rigoureuse du budget

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« Je suis heureux de voir que ce rapport d’orientation budgétaire rencontre l’unanimité (moins une abstention) au sein du conseil. Malgré les contraintes que nous impose l’Etat notamment avec la loi SRU ; l’austérité vis-à-vis des collectivités qui se poursuit ; pour rappel, depuis 2014, c’est presque la moitié de la dotation globale de fonctionnement qui nous a été supprimée ; nous vous présentons aujourd’hui un budget 2019 qui vous nous permettre de mener une politique ambitieuse en matière d’investissement, de prendre en compte les besoins de notre jeunesse, de continuer notre rôle social auprès des plus démunis, d’aider notre commerce de proximité à s’épanouir, tout en poursuivant le désendettement de la Ville. Tout cela est rendu réalisable grâce à une gestion rigoureuse de nos finances et à des partenariats accrus avec les autres acteurs du secteur local que sont la CAVEM, le département et la Région ».

C’est en ces termes que Frédéric Masquelier a présenté le rapport d’orientation budgétaire pour 2019 en décembre dernier et qu’il a représenté ce mardi 12 mars. Un rapport qui a reçu l’approbation de tous les conseillers présents sauf une abstention et qui devrait être soumis au vote dans sa mouture définitive le mois prochain. Retour dans les détails…

Un contexte national défavorable

Le rapport d’orientation budgétaire, remis à chacun des élus présents, rappelle les conditions nationales complexes dans lesquelles le budget 2019 va être adopté.

Tout d’abord, le déficit public devrait être plus important en 2019 qu’en 2018 (+0,2 point) et s’établir à 2,8% ce qui porterait la dette publique française à environ 98,6% du PIB.  Ce dernier devrait croître de 1,7% en 2019 soit l’équivalent de ce qui était anticipé pour 2018 avant le mouvement des gilets jaunes.

Dans ce contexte, alors que les prélèvements obligatoires devraient représenter 44,2% du PIB en 2019 et que l’Etat va devoir financer de nouvelles mesures coûteuses annoncées récemment, l’austérité vis-à-vis des collectivités devrait se poursuivre. Ainsi, malgré, une inflation de l’ordre de 3% en quatre ans, les dotations aux collectivités demeurent gelées en 2019.

Concrètement pour Saint-Raphaël, cela signifie que depuis 2014, c’est près de la moitié de la dotation globale de fonctionnement – ce que verse l’Etat pour compenser les actions que les collectivités font en son nom – qui a disparu. La ville percevait 7,2 millions d’euros de DGF en 2014, elle ne perçoit plus que 4 millions d’euros en 2018.

Alors que le gouvernement garantit partout qu’il n’y a plus de baisse de dotations en France depuis 2017, la ville a tout de même perdu 2% de sa dotation entre 2017 et 2018 soit plus de 80.000 euros de recettes annuelles en moins.

D'importantes économies réalisées

Une gestion de la ville qui a su faire face à ces contraintes pour amener parallèlement d’importantes économies de fonctionnement et un désendettement inédit de la ville. L’année dernière, lors du précédent budget primitif, le maire avait annoncé souhaiter réaliser un million d’euros d’économies de fonctionnement. Le pari semblait compliqué, il a pourtant été tenu avec des dépenses de fonctionnement qui se sont élevées, hors SRU en 2018, à 57,34 millions d’euros contre 58,65 millions d’euros une année plus tôt. Les économies se sont donc élevées à exactement 1,31 million d’euros.

Ces économies ont été réalisées par une efficience accrue de la dépense publique car sur cette période, il n’y a eu aucune augmentation des taux impôts ménages.

Pour la quatrième année consécutive, les taux demeureront inchangés et la ville restera très en-dessous des taux pratiqués dans la CAVEM : 11,97% pour la taxe d’habitation (contre 13,26% dans la CAVEM) et 17,3% pour la taxe foncière sur le bâti contre 18,62% en moyenne pour les villes de la CAVEM.

Concrètement, les dépenses réelles de fonctionnement ont diminué de 2,63 % en 4 ans alors que l’inflation elle augmentait de 2,9% sur cette période. Alors qu’en moyenne, les dépenses de personnel représentent 60% des dépenses de fonctionnement des villes, à Saint-Raphaël, elles ne représentent plus que 50,97%, soit près d’un point de moins que l’année dernière (51,77%).

Sur cette période, l’investissement est resté stable alors que l’endettement a diminué de 700.000 euros, c’est une première dans l’histoire récente de Saint-Raphaël. L’année 2019 permettra d’ailleurs de conserver cette même logique et de poursuivre le désendettement de la ville.

2019 sera une nouvelle année sans augmentation du taux de l’impôts. Les recettes seront en augmentation et sont liées aux nouveaux loyers des concessions du mini-golf et de la plage de la Tortue, dont l’attribution vient d’être faite, ou à des ventes de terrain. Le désendettement sera à nouveau financé par un effort sur les dépenses de fonctionnement.

De nombreux projets et investissements financés

Grâce à cette meilleure gestion de la ville et à ces importantes économies sur le fonctionnement, il est possible de poursuivre l’animation de la commune tout en maintenant son niveau d’investissement sans pour autant augmenter les impôts.

Aussi, pour 2019, ce budget a permis de financer, en plus de tous les événements qui seront reconduits, un premier festival de bande dessinée jeunesse qui a rencontré un très vif succès pour cette grande première à Saint-Raphaël. Mais il va également permettre d’organiser d’autres évènements majeurs comme une grande course de karting en ville, un spectacle d’acrobaties de la Garde Républicaine, une série d’événements autour d’une manifestation intitulées « Saint-Raphaël 2019 : un passé riche d’avenir », le développement d’un nouveau schéma touristique et la création d’un nouveau musée, salle Alberge, le musée de Funès, dont l’ouverture a été fixée au 31 juillet.

A noter, bien sûr, que les manifestations mises en place en 2018, comme Classic’A Saint-Raphaël, les conférences de 18h59 ou encore les Rencontres de l’avenir perdureront en 2019.

Les investissements demeureront majoritairement centrés sur les établissements scolaires et notamment sur le groupe scolaire Jean Moulin et Monge Roustan ainsi que sur le cadre de vie avec notamment la première tranche de travaux sur la rénovation du bord de mer. Côté sportif, il y aura également la construction d’un nouveau dojo et la revalorisation du site de Roland Garros.