Les autorités civiles procédent au dépôt de gerbes au pied du Khatchkar.
Les autorités civiles procédant au dépôt de gerbes au pied du Khatchkar.

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Génocide Arménien : « 1,5 million de personnes qu’il ne faut pas oublier »

C’est au Jardin d’Arménie que se sont réunies les autorités civiles et religieuses, les associations et les familles pour commémorer, ce 24 avril, les victimes et martyrs du génocide perpétré par les Turcs Ottomans en 1915.

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Dans la nuit du 24 avril 1915, le préfet de police de Constantinople (devenue Istanbul en 1930) ordonne l'arrestation de l'élite arménienne de la ville. « 650 journalistes, enseignants, avocats, médecins étaient arrêtés puis déportés et pour la plupart assassinés. Leur seule faute, leur seul crime : être arménien ». C’est ainsi que s’est exprimé le maire, Frédéric Masquelier, lors d’une allocution empreinte de solennité, au pied du Khatchkar, stèle hautement symbolique, consacrée en 2001 par sa Sainteté Karékine II, Patriarche Suprême et Catholicos de tous les Arméniens.

Le premier génocide du 20e siècle

« Ces premières exactions, ces premiers assassinats ne furent malheureusement qu’un commencement. Une entreprise délibérée et planifiée de destruction venait de débuter », poursuivait le premier magistrat. Dans les mois suivants, les populations arméniennes furent prises pour cible sur l'ensemble du territoire ottoman. Dans ce génocide, le premier du 20e siècle, ce sont « 1,5 million de personnes qui ont trouvé la mort. 1,5 million de personnes qu’il ne faut pas oublier ».

Un devoir de mémoire et de vérité

La France, qui a officiellement reconnu le génocide arménien en 2001 l’a commémoré pour la première fois, ce mercredi. La date du 24 avril ayant été retenue pour se souvenir de ce pan tragique de l’histoire européenne. A ce jour, la Turquie reconnaît qu'un grand nombre d'Arméniens ont été tués, mais conteste l'idée de "génocide". « Ensemble, nous nous souvenons. Ensemble, nous rappelons que cela a eu lieu » a souligné Frédéric Masquelier, « ensemble, nous veillons à ce que l’histoire ne soit pas déformée, oubliée, réécrite » . La cérémonie s’est poursuivie par un dépôt de gerbes par les autorités civiles et religieuses, en présence du maire, Frédéric Masquelier.