Questions à :

Françoise Dumont

Publié le

5e adjointe de la Ville de Saint-Raphaël, déléguée à la sécurité.

Est-il encore besoin de présenter Françoise Dumont ? Elue locale depuis 2004, madame la 1re vice-présidente du Conseil départemental depuis 2017 est également la présidente du SDIS 83 depuis 2015 (les pompiers du Var), ainsi que la présidente de l'Agence Nationale Numérique de la Sécurité Civile. Active et pourtant, malgré un emploi du temps extrêmement chargé, madame la 5e adjointe, connue et reconnue tant pour son professionnalisme que pour ses qualités humaines, prend très à cœur la mission que lui a confiée Frédéric Masquelier, à savoir la sécurité des Raphaëlois. Normal pour cette niçoise de naissance qui a profondément ancré ses racines à Saint-Raphaël depuis plus d'un demi-siècle maintenant.

Françoise Dumont, quel est le rôle d'une adjointe déléguée à la sécurité?

"Appliquer la politique du maire en matière de sécurité. Quand vous vivez en société, il faut des règles. Pas pour faire du chiffre comme je l'entends parfois, mais pour mieux vivre ensemble tout simplement. Il faut de l'ordre, de la discipline, du respect, de la justice mais l'humain doit rester au centre de tout. Nous avons la chance, à Saint-Raphaël, de disposer d'une centaine de personnes, dont 63 policiers municipaux, qui travaillent au quotidien pour la sécurité de nos administrés. Ce sont des gens compétents, professionnels, à qui j'ai demandé d'être à la fois ferme et compréhensif en fonction des situations. Ils ont d'ailleurs toute ma confiance car je connais leur rigueur dans le travail. Mon rôle est de leur donner les moyens pour remplir au mieux leurs missions qui sont de plus en plus importantes et compliquées. Cela va du simple contrôle routier à l'assistance aux personnes, en passant par la surveillance générale de la commune, le respect des arrêtés municipaux, la sécurisation des manifestations et plus dernièrement, l'application des consignes sanitaires liées au COVID 19. Le maire a souhaité une Police municipale forte et présente sur tout le territoire de la commune qui travaille en collaboration étroite avec la Police nationale et c'est le cas".

Quels sont les mesures ou les projets que le maire vous a demandé de mettre en œuvre ?

" En collaboration avec les différents directeurs et chefs de services concernés, on travaille sur plusieurs fronts. Depuis 3 ans, Frédéric Masquelier a souhaité que la ville se dote de caméras de protection. Actuellement, nous en avons 34 sur l'ensemble du territoire. Le but est d'atteindre les 150 le plus rapidement possible, dont certaines de nouvelles générations placées en périphérie de la Ville, pourront lire les plaques d'immatriculation. Cela permettra de savoir instantanément si le véhicule a été signalé volé ou est recherché. Cela sous-entend également la création d'un centre (CSU), qui devrait prochainement voir le jour, pour accueillir les écrans de contrôles plus nombreux, ainsi que le recrutement de personnel à cet effet.

Nous venons également d'acquérir 2 drones pour une surveillance aérienne des grandes manifestations, des plages et des quelques 30 km de côtes et 145 km de route de la commune. Trois de nos agents sont actuellement en train d'être formés auprès de la direction générale de l'aviation civile. Nous allons aussi développer l'ilotage dans les quartiers avec plus de patrouilles pédestres. Cela va en complément des permanences de Police municipale qui sont déjà en place dans les quartiers d'Agay, de Valescure, du Dramont et de Boulouris. Parallèlement à cela, nous venons d'acquérir un fourgon qui sera un poste de Police municipale mobile. L'idée, grâce à ce véhicule, est d'aller au contact de la population pour faciliter certaines démarches.

Toujours dans les projets mais qui sont déjà bien engagés, il y a aussi le renforcement du dispositif du rappel à l'ordre qui fonctionne plutôt bien et qui a réduit considérablement le nombre des petites incivilités commises sur la commune. En accord avec nos voisins fréjusiens, on veut également créer un CLSPD intercommunal, en plus des 4 ou 5 sessions raphaëloises actuelles car en matière de prévention, de sécurité ou de délinquance, le Pédégal n'est pas une frontière en soi. Toutes ces dispositions, bien sûr, en parfaite collaboration avec la Police nationale. Comme je vous l'ai dit, la sécurité dans une société, c'est la base de tout. Sans elle pas de tourisme, pas d'économie, pas de commerces. Pas de vie en communauté tout court".

Selon vous, quelles doivent être les principales qualités d'une élue locale ?

"Il faut vivre son mandat. Etre à l'écoute des gens. Ressentir le terrain. Prendre le temps de la réflexion, de l'information, mais quand la décision est prise, il faut savoir agir vite. J'aime ma ville, prendre contact avec les administrés. Très souvent, je sors de mon bureau et je vais me promener dans les rues. Je parle avec les gens. Je les écoute et je note tout sur un petit carnet que j'ai toujours avec moi. Et puis je rentre et je vois ce que je peux faire, même si cela ne dépend pas de ma délégation. Pour ma part, il n' y a rien de plus noble que de pouvoir améliorer le quotidien de ses semblables. Et ça, ça me requinque totalement. Je vous l'ai dit, l'humain, dans chacune de vos décisions, doit être au centre de tout. Une main de fer dans un gant de velours est une formule qui me plait bien".