une enfant se sert des carottes
Les enfants choisissent si oui ou non ils prennent une entrée et en quelle quantité.

Education jeunesse

Environnement : les cantines de la ville montrent l’exemple !

Réduire le gaspillage, mieux recycler ses déchets, les enfants des cantines scolaires de la Ville sont à bonne école

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Gaspillage alimentaire, recyclage des déchets, tri sélectif : depuis septembre 2018, les 15 écoles de la ville sont dotées d’un dispositif ultra-performant qui permet de diminuer de 80% les déchets alimentaires dans les cantines scolaires. Sur demande de Frédéric Masquelier auprès du groupe Pizzorno et en collaboration avec le service Education Jeunesse de la Ville, une chaine de mesures a été mise en place pour un résultat totalement bluffant.

Un résultat bluffant

La première étape, lancée en septembre dernier, a consisté à installer 2 bacs séparés dans lesquels les enfants vident, dans l’un, les restes de leur plateau repas à la fin de chaque service, sous l’œil vigilant d’un adulte, et dans l’autre les matières plastiques. La deuxième consiste à les laisser se servir les entrées, le pain, le fromage ou le dessert à « volonté » en fonction de leurs besoins, ainsi que la quantité, afin d’éviter de jeter de la nourriture non consommée à la poubelle.

Mais l’étape la plus intéressante, ou plutôt la plus innovante, c’est le traitement des déchets alimentaires. Depuis le 28 janvier, le groupe Pizzorno, sur demande de la Ville, s’est doté de 2 machines à déshydratation capable de traiter jusqu’à 260 kg de déchets par jours. Réduits sous forme de poudre après un traitement de 18 heures, ces derniers perdent plus de 80% de leur poids. Sur le seul mois de février et malgré les vacances scolaires, 2,2 tonnes ont été transformés en 400 kg de poudre.

Objectif zéro déchet alimentaire

Encore mieux. Cette poudre, après un 2e traitement sur un site spécialisé qui devrait prochainement voir le jour, va bientôt pouvoir servir de compost pour les jardins de la ville ou encore les potagers des écoles. Pour clôturer ce volet écologique, la collecte des bacs s’effectue par des véhicules électriques.

À 195€ la tonne de déchets classiques, le calcul est vite fait. Sur un prévisionnel d’environ 60 tonnes pour les 15 cantines scolaires de la ville, les économies peuvent être très importantes. D’autant que ce dispositif, pour l’heure en version test sur Saint-Raphaël, pourrait être étendu aux maisons de retraites, aux EHPAD, etc et sur la totalité du territoire de la CAVEM. On voit vite l’intérêt de ce système. Et comme de plus c’est bon pour la planète…