Questions à :

Danièle Lombard

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9e adjointe de la Ville de Saint-Raphaël, déléguée à l'urbanisme.

Nouvelle entrante sur la liste de Frédéric Masquelier, Danièle Lombard est également la déléguée de la 5e circonscription du Var des LR. Arrivée de sa Lorraine natale en 1980, elle est immédiatement tombée amoureuse de cette région, de cette ville de Saint-Raphaël qu'elle a vu évoluer au fil des quatre dernières décennies. Pour madame l'adjointe à l'urbanisme, la cité de l'archange est un véritable bijou qu'il faut absolument préserver malgré une pression immobilière toujours plus forte. C'est pour cela qu'elle s'est engagée en politique il y a 30 ans, qu'elle a accepté cette mission confiée par le maire, afin de permettre à sa ville de cœur de continuer à grandir sans perdre son âme ni sa beauté.

Danièle Lombard, quel est le rôle d'une adjointe déléguée à l’urbanisme ?

" Appliquer la politique de développement et d'aménagement de la commune souhaitée par le maire. Je me permettrai juste une petite parenthèse. Si j'ai accepté ce poste, c'est parce que comme beaucoup de Raphaëlois, je souhaitais que les choses changent, notamment en matière d'urbanisme, sur Saint-Raphaël. Personnellement, je suis pour un urbanisme intégré, modéré, à dimension humaine. Certains, qui nous reprochent aujourd'hui de trop construire, sont le plus souvent ceux qui ont pu profiter du développement de Saint-Raphaël il y a 40 ou 50 ans. Seraient-ils Raphaëlois aujourd'hui s'il y a un demi-siècle, nos prédécesseurs avaient tenu le même discours qu'eux ? La seule chose que je dis, c'est que nous devons peser le pour et le contre pour chaque nouveau projet et que le seul élément décideur doit être l'intérêt général des Raphaëlois".

Quels sont les mesures ou les projets que le maire vous a demandé de mettre en œuvre ?

" Il y a plusieurs grands axes mais qui ont tous en commun deux points précis, la préservation de notre patrimoine existant et l'amélioration de la qualité de vie à Saint-Raphaël. Comme vous le savez, en 2018, Frédéric Masquelier a fait voter un nouveau PLU pour notre Ville qui est déjà un des plus restrictifs du Var en matière de constructions nouvelles. L'incorporation de 70% d'espaces libres et de 50% d'espaces verts dans chaque nouveau projet est déjà une très belle avancée par rapport à ce qui se faisait avant. Pas qu'à Saint-Raphaël d'ailleurs. Et bien on va le modifier à nouveau, pour le rendre encore plus restrictif. Dans certains quartiers de la commune par exemple, on va encore réduire la volumétrie, la hauteur et le style architectural de ces constructions. Il faudra qu'elles se fondent dans le paysage et non plus qu'elles le détériorent. Ce qui implique également que l'on ne pensera plus en termes d'immeuble ou de parcelle à bâtir, mais en termes d'îlot. Pour cela, on s'appuiera également sur les conseils de quartier qui auront leur mot à dire pour tous les grands projets. Le maire souhaite aussi que l'on "verdisse" au maximum l'espace public, comme planter un arbre pour chaque naissance d'un Raphaëlois par exemple, que l'on créé des zones végétalisées, ou que l'on protège les arbres remarquables de la commune. Il veut également que l'on préserve à tous prix nos villas "belle époque" qui sont l'une des richesses culturelles de notre ville".

Et les logements sociaux ?

"Oui, il y a l'épineux dossier des logements sociaux qui nous coûte chaque année 2,7 M€. Ce que les gens doivent bien comprendre sur ce sujet, c'est que nous n'avons pas le choix. Soit nous construisons les 150 logements sociaux sur 3 ans que nous demande l'Etat, et comme le souhaite le maire en privilégiant la mixité et la qualité dans ces constructions, notamment en imposant 2 places de parking par logement social (contre 1 actuellement), soit l'Etat prend la main sur notre urbanisme et nous n’avons plus notre mot à dire, y compris sur le PLU et tout ce que cela implique, comme continuer à payer l'amende qui serait là, la double, voire la triple peine".

Avec des constructions plus écologiques ?

"On va aussi essayer de favoriser les projets de construction de logements dit "passifs". Des immeubles parfaitement intégrés au paysage, utilisant des matériaux isolants de dernières générations, équipés de panneaux solaires et de puits d'aération qui régulent toute l'année la température dans l'immeuble. Ils coûtent en général plus cher que les autres mais c'est l'avenir. J'avoue que j'ai du mal à voir que de nos jours, on construise encore des bâtiments avec du chauffage électrique individuel. Et pour finir, nous allons créer un nouveau service au sein de l'urbanisme, le CAUE, où 2 demi-journées par semaine, un architecte apportera, en adéquation avec la politique urbaine voulue par le maire, son éclairage sur tous les futurs projets de construction. Cela évitera de se faire retoquer une demande de permis. Un gain de temps et d'argent, pour tout le monde".

Selon vous, quelles doivent être les principales qualités d'une élue locale ?

"Cela va vous paraître peut-être banal, car beaucoup de mes collègues adjoints ont déjà dû vous le dire, mais je pense que c'est l'écoute. Un trait de caractère que nous avons tous en commun dans cette équipe constituée par Frédéric Masquelier. Je pense que c'est pour cela qu'il nous a choisi pour être ses colistiers, ses représentants sur le terrain. Je dirais ensuite l'humilité car il ne faut jamais oublier par qui et pourquoi on a été élu. Un adjoint ou un élu doit être accessible. Quand on vous confie une délégation, surtout comme l'urbanisme, il faut savoir se montrer impartial, juste, cohérent. Dans ce domaine où la compétence technique est une obligation, j'ai la chance de pouvoir m'appuyer sur des agents qui connaissent parfaitement leur travail. Alors en dernier lieu, je dirais savoir travailler en équipe. Pour ma part, c'est pour cela que je me suis engagée en politique auprès de Frédéric Masquelier. C'est quelqu'un qui veut réellement faire bouger les choses à Saint-Raphaël et qui s'appuie sur des valeurs saines que je partage totalement".