portrait du philosophe et historien sénégalais, Souleymane Bachir Diagne
Le philosophe et historien sénégalais, Souleymane Bachir Diagne, était l'invité des Conférences de 18h59, ce 20 juin, au Palais des congrès.

Culture

Clap de fin sur la première saison des Conférences de 18h59

L’un des vingt penseurs les plus influents au monde, le philosophe et historien Souleymane Bachir Diagne, a refermé hier la dernière conférence de 18h59 de l’année. Une intervention sur l’avenir de l’Afrique ovationnée par un public conquis par l’érudition, la sagesse et l’humilité de cet homme qui n’a donné que deux conférences en France cette année, dont celle conduite à Saint-Raphaël !

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L’Afrique c’est 55 États et plus d’1 milliard d'habitants. On en a souvent l’image déformée « d’un continent à la dérive », mais l’Afrique n’est pas seulement un continent de crises, de phénomènes migratoires et climatiques. « L’Afrique est diverse, l’Afrique est plurielle. Elle est riche d’opportunité. C’est un continent d’avenir avec lequel le reste du monde peut collaborer » a déclaré ce grand penseur à Grégory Bozonnet, directeur du cabinet du maire, enseignant et auteur, dans un dialogue qui a captivé l’auditoire.

« Il faut espérer ! »

Souleymane Bachir Diagne a brossé le portrait d’un continent de perspectives et d’espoir, abordant tour à tour des questions portant, notamment, sur la démocratie « facteur de paix et d’apprentissage  permanent » ;  les migrations « à penser ensemble » ; la présence chinoise « une opportunité dont il faut tirer parti » ; le téléphone mobile « qui a réglé le problème des infrastructures » ou encore de l’éducation « la matrice de l’avenir ». Une Afrique qui invente ses propres modèles de développement, cultive sa singularité et veut reprendre son destin en main !

« Comprendre notre société, ses forces, ses difficultés, son avenir »

 « Là où la télévision nous a habitués au débat chronométré, à la pensée simplifiée, rapide, nous avons réussi le pari d’installer le temps long, la réflexion, la pensée complexe. A Saint-Raphaël, nous avons fait un choix clair. Faire tout ce qui est en notre pouvoir pour comprendre notre société, ses forces, ses difficultés, son avenir » a déclaré le maire, Frédéric Masquelier,devant la salle comble du Palais des congrès, après avoir remercié Josy Chambon, « directrice de l’Institut de Formation Public Varois des Professions de Santé, fondatrice de l’ONG Josy Chambon l’humanitaire pour tous,  conseillère régionale et grande amoureuse de l’Afrique », d’avoir « considérablement contribué à faire venir, ici, Souleymane Bachir Diagne ».

Un format de conférence qui a su trouver son public et le fidéliser. « Nous avons accueilli plus de quarante intellectuels et pas moins de 20.000 personnes lors de ces rendez-vous » s’est félicité le premier magistrat. Et c’est fort de ce succès et pour le plus grand plaisir du public, que les Conférence de 18h59 reprendront à la rentrée !