Né à Saint-Raphaël en 1991, le jeune auteur-réalisateur Didier Burnichon est peut-être le futur Luc Besson du cinéma français.

Culture

Cinéma : essai transformé pour Didier Burnichon

Primé aux AWARDS de Rome (meilleur 2e rôle), de Londres (meilleur film) et nominé aux festival du court-métrage de Los Angeles (meilleur 1er rôle), le film réalisé par le Raphaëlois Didier Burnichon, « Chacun son tour », sera le 20 septembre prochain en compétition pour les AWARDS de Paris.

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Présentée dernièrement au centre culturel, cette première réalisation d’une quinzaine de minutes du Varois a reçu un accueil très chaleureux de la part du public local. Retour avec ce jeune auteur-réalisateur de 28 ans qui rêve de marcher sur les traces de l’un de ses maîtres à penser, Quentin Tarantino.

Didier Burnichon, qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir réalisateur ?

« Le métier du cinéma m’a toujours attiré mais c’est à Nice, quand j’étais en 2e année à l’ESRA (Ecole Supérieure de Réalisation de l’Audiovisuelle), que le déclic m’est venu. Au départ, j’étais plutôt destiné à être ingénieur du son et j’ai eu envie de bifurquer. En fait, je me suis rendu compte que l’on peut construire un film autour d’une musique, comme le fait souvent Quentin Tarantino. Pourquoi ? Parce que la musique rythme le film. C’est elle qui donne le tempo de l’action et c’est ce qui m’a plu ».

Vous n’êtes pas seulement réalisateur, vous êtes aussi auteur ?

« Exact. J’aime partir d’une feuille blanche et arriver à un produit fini. Je tiens à préciser que sur ce court métrage, je ne suis pas le seul auteur. Nous avons travaillé à deux avec Zaïd Sahebdin. C’était d’ailleurs très intéressant parce qu’on voulait que ce film touche tous les publics. Ce qui implique une vision différente de ce que l’on peut faire en France et qui marche bien et ce que l’on doit faire si l’on veut aussi toucher le reste du monde. Pour exemple, pour ne pas heurter le public américain, les acteurs ne devaient pas fumer à table alors qu’au départ c’était prévu ».

La prochaine étape c’est quoi ?

« Le court métrage, c’est pour se faire connaître. Se faire repérer par les producteurs ou les chaines de télé afin de monter un projet plus grand. Sur ce film qui fait 15 minutes, il a tout de même fallu gérer 7 acteurs et 27 techniciens et surtout financer ce film tout seul grâce à ma société « DBPRODUCTIONPARIS ». L’idéal serait désormais qu’un producteur ou une chaine de télé me fasse confiance et me confie la réalisation d’un long métrage ou une série. Et d’écrire un scénario complet, cela va de soi ».

 

Etant encore en compétition dans de nombreux festivals et pour des raisons de droits d’auteur, le film ne sera visible pour le grand public qu’à partir de la mi-décembre.