SANDRINE LORENZO

Localisation :
Pont Basso (SNCF)
Rue Léon Basso

SANDRINE LORENZO en collaboration avec Laurent-Emmanuel Briffaud pour la réalisation des maquettes préparatoires et du marquage au sol ainsi que Fabrice Violante pour la mise en œuvre in situ.

Dates et durée de réalisation :

 

  • Du 1er au 15 décembre 2019

  • 200 heures de travail (l’artiste + 1 collaborateur)

  • 4 personnes présentes pour le marquage au sol

 


Matériaux utilisé :

  • La peinture utilisée sur le parement est une peinture écologique
    (Label nature plus) destinée aux supports minéraux (Keim optil plus).
    Exempte de solvants, plastifiants, biocides, elle offre une excellente
    perméabilité à la vapeur d'eau et une haute résistance aux UV.
    A base d'un double liant (sol de silice et silicate de potassium)
    elle permet une pénétration dans le support et fait ainsi corps avec lui,
    empêchant les décollements et  le développement des moisissures.

 
     

    L’artiste en quelques mots :

    Sandrine Lorenzo est peintre en décor du patrimoine et peintre muraliste. S'appuyant sur une étude historique, stylistique et technique, ses réalisations respectent la nature du bâti et valorisent l' identité du lieu.
    La nature est sa principale source d'inspiration et l'épiderme des façades son support de prédilection.
    Les fresques, trompe-l'oeil et décors contemporains qu'elle crée privilégient les techniques traditionnelles et l'harmonie visuelle.
    Ayant passé six ans au sein de l'équipe de restauration des fresques du Palais Princier à Monaco, elle décide de se consacrer entièrement à la création urbaine.
    Après vingt ans de pratique sur des chantiers publics et privés, son art tend à s'affranchir des codes artistiques et à traverser les frontières.

    Commentaire / analyse de l’artiste sur son œuvre :

    Le thème choisi est celui de l’arbre, il correspond à la nécessité de retour de l'arbre en milieu urbain.
    C'est aussi une manière de rendre hommage aux forêts méditerranéennes, et plus particulièrement au massif de l'Estérel qui constitue un patrimoine remarquable pour Saint Raphaël et le Var.
    Les arbres traités en silhouette avec leurs couleurs dégradées, leurs ombres propres et portées restituent une présence dont se dégage chaleur et poésie.
    Les bandes au sol qui relient les troncs d'un mur à l'autre symbolisent leurs racines et les feuilles dispersées au sol évoquent différentes essences emblématiques du bassin méditerranéen: pin, chêne, platane, figuier, etc…
    La photographie en noir et blanc d'olivier Naumann fait écho aux murs peints tout en  apportant un contrepoint visuel intéressant.

    Anecdote de l’artiste lors de la réalisation de l’œuvre :

    Les conditions climatiques qui ont perturbé le démarrage du chantier ont conditionné le processus de création :

    Les murs étant gorgés d'eau, nous avons été contraints de choisir la technique de report par  projection  pour pallier au retard encouru. Cela nous a obligé à travailler de nuit par des températures pas toujours clémentes!
    Cependant ce contexte nocturne et le rétroprojecteur nous ont aidé bien au-delà de nos espérances permettant de faire évoluer le décor, sur place, au gré des questionnements, échanges artistiques, partis pris de composition et effets d'ombrages inattendus ...

    «  L'art est le miroir immuable de ce que l'univers offre de plus beau. » Ylipe

    Les passants surpris de nous voir travailler de nuit s'arrêtaient volontiers pour comprendre notre méthode de travail ou connaître notre démarche artistique.
    Force est de constater que l'art en milieu urbain intéresse toutes les tranches d'âge et qu'il est un puissant vecteur de réflexion et d'émotions. Il est reçu avec curiosité et enthousiasme par les passants.
    Les nombreuses réactions d'encouragements, de félicitations ou de remerciements que nous avons reçues en témoignent.