Flash infos |
L'actualité sportive à Saint-Raphaël
Le lundi 30 août 2010
Volley-ball Ligue Pro Féminine
Hélène Aubry : « On a un défi à relever »
C’est l’une des trois rescapées du précédent exercice. L’une des trois joueuses sur lesquelles, Violaine Respaut, la nouvelle coach assériste, compte s’appuyer pour rebâtir un groupe performant, et surtout plein d’envie. Au club depuis quatre ans maintenant, Hélène fait presque figure d’ « ancienne » du haut de ses vingt six ans dans un collectif qui a été considérablement rajeunie. Après avoir connu les années bonheur sous la houlette de Jean-Marie Fabiani avec une montée en Pro F et un titre de championne de France de N1 à la clé, puis les années plus difficiles sous l’ère Rayna Minkova, Hélène se dit prête à relever un nouveau challenge sous la direction de son ex-coéquipière, Violaine Respaut, à savoir accrocher un des huit tickets pour disputer les play-off.
Hélène, qu’est-ce qui s’est passé la saison dernière ?
« Ce fût une saison très éprouvante car on ne s’est sauvées qu’à l’avant dernière journée de championnat. Je pense qu’on avait largement les moyens pour éviter cela. Le courant ne passait pas entre les filles du groupe, ne passait pas avec Rayna Minkova, il n’y avait aucun dialogue, c’est comme ça. Cela arrive parfois en sport collectif, que la mayonnaise ne prenne pas. On a toutes, à des degrés différents, des parts de responsabilité dans cet échec mais pour nos supporters, c’est dur à admettre. On a perdu, ou plutôt donné, des matchs qui étaient à notre portée. Il n’y avait pas de flamme dans ce groupe. Quand, en plus, les résultats ne suivent pas, le mouvement s’amplifie. C’est réellement une expérience que je n’ai plus envie de vivre ».
Justement, pourquoi êtes-vous restée ?
« Déjà, parce qu’on me l’a demandé et que je me sens bien dans ce club. Ce n’est pas parce que l’on vient de vivre une saison sportivement difficile que tout est à jeter. Je connais Violaine, je sais comment elle travaille et je suis sûre qu’elle va réussir à fédérer les filles autour de son projet. En sport comme dans la vie, les relations humaines dans un groupe sont très importantes. La saison dernière, cette notion n’existait pas ou peu. On n’avait pas envie de se battre pour l’équipe, on ne le faisait que pour soi. Ce n’est pas la bonne méthode en sport collectif. Je sais qu’avec Violaine, c’est différent. Elle est à l’écoute de nos moindres soucis, on peut en discuter avec elle, elle est toujours disponible ».
Et cette année ?
« Cela ne fait que trois semaines que nous avons repris l’entraînement et on voit déjà la différence. Les séances de musculation sont plus chargées et on ne les voit pas passer. Ca rigole tout le temps alors que la charge de travail est supérieure. Au risque de m’avancer, un groupe est déjà né alors qu’il y a même pas un mois, nous ne nous connaissions pas hormis Laurianne Truchetet et Kristina Yordanska qui étaient là la saison dernière. On peut parler de méthode également. Cette année, Romain, notre préparateur physique, a les coudées franches pour nous faire bosser à la salle de musculation. Violaine s’occupe de la partie ballon. On a vraiment l’impression que les taches sont bien définies, que chacun s’occupe de son domaine et le maitrise parfaitement. Et puis il n’y a pas de notion titulaire ou remplaçante, soit tu es dans le groupe, soit tu n’y es pas, que tu joues ou que tu sois sur le banc. C’est très important pour cimenter un collectif. Tu as de suite envie de donner le meilleur de toi-même ».
L’objectif cette saison ?
« Disputer les play-off. Derrière Cannes, le Cannet, Istres et Mulhouse, c’est assez ouvert. On va tout faire pour accrocher le bon wagon. Une chose est certaine, on ne lâchera rien. Ce groupe, même s’il n’est pas encore au complet car nos trois Américaines ne sont pas encore là, est composé de guerrières. On n’est peut-être pas les plus fortes sur le papier, mais on fait partie des plus motivées de ce championnat. On perdra des matchs mais à la différence de la saison dernière, on n’en donnera aucun. Plus question de baisser pavillon au moindre petit grain de sable. Cela se voit déjà aux entraînements. Ça chambre tout le temps, ça envoie des salades à chaque point marqué ou perdu, c’est une motivation saine. On peut créer la surprise en bousculant la hiérarchie ».
Le samedi 28 août 2010
Football National (vainqueurs 1-2 à Alfortville)
La très bonne opération des Etoilistes
Ce déplacement à Alfortville, appelé de la dernière heure dans ce championnat de National, c’était un peu « mission dans l’inconnue » pour les hommes d’Athos Bandini.
Et bien ils ont bien fait de se méfier les Varois car ils sont tombés, samedi soir, sur une très belle équipe francillienne. Il aura fallu beaucoup de métier et d’abnégation de la part Fréjuso-raphaëlois pour éviter le piège tendu par les Val-de-Marnais et sortir victorieux de cette rencontre (1-2).
« J’ai vraiment été surpris de la qualité de cette formation alfortvillaise que je ne connaissais pas. C’est une équipe qui joue bien au ballon, qui est dangereuse devant et qui ne lâche rien. C’est d’autant plus méritoire pour mes gars qui se sont réellement arrachés sur ce match pour faire la différence », déclarait après coup le coach étoiliste avant de reprendre :
« C’est vrai que sur l’ensemble de la rencontre, on aurait pu s’imposer 4-1, voire 5-1, car nous nous sommes créés beaucoup d’occasions franches alors que nous avons été dominés en première période et sur la fin de match. Mais ce score large n’aurait pas reflété la physionomie de la partie. On a tremblé jusqu’au bout car nous n’étions pas à l’abri d’une erreur défensive sur un coup de pied arrêté comme cela a été le cas quand ils ont égalisé. On a eu la chance de marquer à deux moments clés de la rencontre, ce qui nous a considérablement aidé dans notre tâche. C’est une très belle opération au final qui nous permet de nous caler dans le top 6, avec un match de moins ».
Une analyse que confirme d’ailleurs Richard Krakowski, l’adjoint d’Athos Bandini :
« Le duel gagné par Vareilles face au gardien d’Alfortville juste avant la pause et ce but de la tête de Fernandez juste après l’égalisation francilienne ne pouvait pas mieux tomber pour nous. On aurait pu tuer le match plus tôt en mettant au fond les trois ou quatre occasions franches mais on ne va pas être plus royaliste que le roi. Nos hôtes, vu ce qu’ils ont montré ce soir, vont en faire souffrir plus d’un. On n’est vraiment pas mécontent de s’être imposé ici ».
D’autant que l’Etoile, avec sept points pris sur neuf possibles, s’est déplacée à deux reprises, ce qui prouve, une nouvelle fois, que cette formation Fréjuso-raphaëloise sait voyager. Une condition indispensable pour faire parti du trio gagnant en fin de saison.
Certes la route est encore longue mais ce qui est pris n’est plus à prendre. Actuellement sixièmes, les Etoilistes font plus que jamais figure de sérieux outsiders de la poule et si ces derniers gardent le même état d’esprit et la même qualité de jeu qu’en ce début d’exercice jusqu’au bout, ils ne seront pas bien loin de la terre promise.
Légende : les deux buteurs varois, Vareilles en haut, Fernandez en bas (Photos P. Corbin).
Le mercredi 25 août 2010
Handball
André Gongora, l’autre président du SRVHB
Créée en 2009 afin de ne pas mettre en péril la structure amateur du Saint-Raphaël Var Handball, l’Association du SRVHB est la partie immergée de l’iceberg. Sa face cachée qui ne compte pas moins de 350 licenciés auxquels il faut adjoindre 100 à 150 licences dites événementielles chaque année. Une entité à part entière dont on parle peu ou moins mais qui est l’âme de ce club dont la vitrine évolue désormais parmi l’élite nationale du handball français. L’association du SRVHB est bien sûr intimement liée à sa grande sœur, la SAOS du SRVHB qui gère les professionnels et donc l’équipe fanion, mais aussi au Centre de formation, dirigé par Marc Néguédé qui a lui aussi sa propre autonomie de fonctionnement.
A la tête de cette association, André Gongora, au club depuis quinze ans, qui vit au rythme du handball, et même du handball varois, depuis près d’un demi-siècle. Président de la section amateur, un rôle sur mesure pour ce retraité de l’éducation nationale et ancien professeur de sport, qui a fait de la formation et de l’éducation, son cheval de bataille. Si toutes les décisions sont prises collégialement entre les différents représentants de ces trois entités, et le dernier mot restant au Président Jean François Krakowski, André Gongora a tenu à apporter sa touche personnelle concernant le fonctionnement de l’Association. Petite revue de détails avec l’intéressé.
André, quels sont les priorités de l’association ?
« En premier lieu l’éducation, la formation et le respect des valeurs humaines, notamment chez les plus petits. On n’est pas là pour faire du chiffre, on est d’ailleurs quasiment à notre capacité d’accueil maximum, et encore moins pour sortir des champions de handball à tout prix. Bien évidemment, on souhaite que les jeunes qui viennent chez nous, soient un jour capables d’intégrer notre équipe fanion mais il ne faut pas se leurrer. Si trois ou quatre d’entre eux y parviennent tous les cinq ans, c’est déjà exceptionnel. Ce qui veut dire que beaucoup n’y arriveront pas et c’est ceux là qu’il faut le mieux préparer. On a la chance par rapport à d’autres sports comme le football, que les gamins qui viennent au handball, ne le font pas dans l’optique d’être un jour professionnel. Le handball ne doit pas être un frein à leurs études mais doit les aider à s’épanouir dans celles-ci. Nous faisons très attention à cela. Je préfère qu’un gamin manque un, voire deux entraînements dans la semaine, plutôt qu’il en fasse un de plus et qu’il soit en difficulté scolaire ».
De quels moyens disposez-vous pour cela ?
« Cela fait déjà un petit bout de temps que ces structures ont été mises en place et que cette politique a été adoptée au SRVHB. Je n’en suis pas l’instigateur mais juste l’actuel garant. On a fait en sorte que dans chaque catégorie, il y ait au minimum un éducateur diplômé d’état qui a la double tache de former et de suivre individuellement ces gamins. Des moins de 6 ans au moins de 18 ans, il y a sept catégories d’âge et nous avons 18 équipes engagées en championnat, plus les plateaux pour les moins de 6 et moins de 8. Nous avons actuellement 11 éducateurs diplômés comme Yann Perillat ou Christophe Carrois, coordonnés par Antoine Foucault, responsable technique du secteur jeune, et au moins autant de bénévoles pour suivre ces équipes. Je tiens d’ailleurs à mettre l’accent sur le travail de chacun. C’est grâce à eux que ça marche. Le petit plus, c’est d’avoir des garçons comme Stéphane Joulin, Nikolas Vojinovic, Olivier Inghilleri ou encore Arnaud Nita, qui ont tous évolué avec l’équipe fanion, soit en D2, soit en LNH et même en équipe nationale ».
Il y a aussi les seniors ?« Oui car en plus de ces équipes jeunes, il y a aussi l’équipe 2 qui évoluent dans le championnat de N3 sous la houlette d’Olivier Inghilleri et qui est constituée en grande partie (80%) des jeunes du centre de formation dont cinq d’entre-eux sont en équipe de France jeune et de nos meilleurs gamins.
Plus l’équipe 3, dirigée par Jérome Drablier, qui dispute le championnat de prénationale, le plus haut échelon régional.
Quand on additionne tout cela, ça fait beaucoup de monde. Près de 350 licenciés au total et surtout 20 équipes engagées tous les week-ends ».
Plus les actions ponctuelles tout au long de l’année ?
« Il y a bien sûr notre grand tournoi jeunes début juin, le challenge Guy Rivard qui regroupe sur une journée un peu plus de 500 gamins. Un tournoi, cette année, que nous avons dû annuler à cause des intempéries. Mais il y a aussi nos interventions régulières dans les écoles raphaëloises où, en accord avec l’éducation nationale, nous apportons le handball dans la cours des écoles primaires sous forme d’initiation (cinq séances) ponctuée d’un mini tournoi. Et puis les stages de début de saison, mais là pour les plus âgés, comme c’est le cas pour les moins de 18 ans, par exemple, qui sont en ce moment en Alsace avec Stéphane Joulin ».
L’association du SRVHB peut-elle encore grandir ?
« Dans l’état actuel des choses, ce serait difficile car il faudrait avant tout, agrandir notre structure qui est déjà lourde à gérer. Sans le Palais des sports, le SRVHB n’aurait jamais pu devenir ce qu’il est aujourd’hui et je le dis sans prétention, le club phare de handball de la PACA. Sans l’appui de notre député-maire Georges Ginesta, nous serions encore dans la vieille salle omnisport et certainement un bon club de la région mais sans plus. Au jour d’aujourd’hui, beaucoup de jeunes de la région aspirent à venir chez nous, ce qui n’était pas le cas avant. Certes, les résultats de l’équipe fanion y sont également pour beaucoup, mais malheureusement, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. J’ai d’ailleurs mis un point d’honneur à ce que nos responsables des équipes jeunes n’aillent pas débaucher des gamins en extérieur pour améliorer les résultats de leurs équipes. On n’est pas là pour piller les clubs de la région de leurs meilleurs jeunes. Si certains veulent venir, on étudie au cas par cas mais pour les catégories moins de 16 et moins de 18 ans uniquement. En dessous, c’est non. En aucun cas, nous ne faisons la démarche envers un jeune ».Le lundi 23 août 2010
Football National
Retour gagnant pour Samir Henaini
Il avait quitté l’ESF il y a quatre ans pour signer à Sedan à l’époque en L1. Prêté par le club ardennais cette année, il revient à l’Etoile Football club Fréjus Saint-Raphaël avec pour ferme objectif d’aider le siens à gravir un nouvel échelon. « Il », c’est bien sûr Eyemen Samir Henaini qui a 26 ans est l’un des atouts majeurs du dispositif offensif mis en place cette saison par Athos Bandini.
Samir, que le Sénateur-Maire Elie Brun souhaitait ardemment voir revenir à Fréjus, aura beaucoup mûri et surtout beaucoup appris lors des ses différents passages à Sedan, au Paris FC, et à Arles.
Portait de cet attaquant talentueux qui ce samedi, lors de la venue de Pacy-sur-Eure, n’a guère tardé à se rappeler aux bons souvenirs du public de Pourcin en inscrivant le seul but de la rencontre, celui de la victoire pour les Etoilistes.
Samir, avez-vous trouvé l’Etoile beaucoup changée depuis votre départ ?
« C’est incontestable. Déjà la fusion a fait que les taches sont reparties différemment. Les joueurs aussi, c’est un groupe totalement nouveau. L’encadrement. Tout a changé ou presque car l’Etoile semble plus structurée, mieux armée pour grandir. Pour l’heure, je n’ai vu que du positif dans cette évolution, fusion comprise, et c’est plutôt une très bonne surprise ».
Pourquoi ce retour à l’Etoile alors que bon nombres de clubs « Pro » étaient après-vous et que vous êtes toujours sous contrat avec Sedan ?
« Pour le challenge sportif. L’Etoile a pour objectif de monter en L2 à court ou moyen terme, c’est ce qui m’a motivé pour signer à nouveau ici. Je sais que peu de gens croient en nos chances d’accession, que la presse spécialisée ne nous classe pas parmi les sérieux outsiders du championnat et à la limite, ça nous arrange, mais moi je crois qu’on peut y arriver dès cette saison. Ce ne sera pas facile car la concurrence sera dure et les prétendants sont nombreux. En revanche, ce championnat sera très ouvert et dans ce National, les surprises, bonnes ou mauvaises, ne manquent pas chaque week-end. Je suis persuadé que l’on y tirer notre épingle du jeu ».
Votre premier but sous vos nouvelles couleurs étoilistes ?
« A titre personnel, ça fait bien évidement plaisir car ce but nous a donné la victoire, mais je vous avouerez que samedi je suis entré sur le terrain avec une petite boule au ventre. Il fallait, pour nos supporters, pour nos dirigeants, pour le groupe, que nous sortions vainqueur de ce premier match à domicile. La satisfaction, elle est là. Dans ce succès collectif et non dans une performance individuelle. Si en fin de saison, on monte en L2 et que je ne marque plus ou peu, je signe des deux mains. C’est ce que j’ai le plus retenu lors de ces quatre dernières saisons. Le groupe avant tout, les résultats viennent tout naturellement derrière ».
Justement, quels sont meilleurs souvenirs depuis votre départ ?
« Il y en a beaucoup. A Sedan d’abord avec ma première apparition en L1 à Sochaux puis le dernier match avant la descente en L2 au Stade Vélodrome face à Marseille. Ensuite il y a eu le Paris FC où sur un plan plus personnel, je décroche le titre de meilleur joueur du National de l’année ainsi que celui de meilleur buteur. L’épopée avec Arles il y a deux ans avec l’accession en L2 à la clé. Peut-être l’année la plus aboutie pour moi puisque j’ai été titulaire à tous les matchs. Mais j’espère que cela ne va pas s’arrêter là. Je suis sûr que cette saison, si l’on aborde tous nos matchs avec la même envie que nous avions à Arles, par exemple, on peut vivre quelque chose de fort ici ».
La concurrence au sein du groupe ?
« Ce n’est pas quelque chose qui me préoccupe. Le discours du coach est simple, c’est le groupe avant tout. En tant qu’attaquant, mon premier job est de bien défendre. Ça peut paraître paradoxal, mais c’est la première étape pour cimenter un collectif. Que chacun aide son voisin, le fasse avec envie, le fasse avec son cœur. Individuellement en football, on ne va jamais bien loin. Quand vous avez compris cela, vous avez des chances d’avancer. Bien sûr, je n’ai pas signé à l’Etoile pour faire banquette mais c’est à moi à gagner mes galons de titulaire, à l’entraînement comme en match, sans attendre à ce que cela me tombe tout cuit dans la main. Le coach a été très clair là-dessus, il veut des gens motivés, prêts à se sacrifier pour le groupe et qui prennent envie sur le terrain. Moi, ça me convient parfaitement comme ligne de conduite ».
Le samedi 21 août 2010
Football National (vainqueur de Pacy-sur-Eure 1-0)
Henaini délivre l'Etoile
A Fréjus, EFCFSR bat Pacy-sur-Eure 1-0 (mi-temps 0-0). Arbitre : M. Perreau. Spectateurs : environ 1500.
But : Henaini (51e) pour Fréjus.
Avertissements : Joinville (19e), Fajr (27e), Fernandez (36e), Keïta (56e), Diallo (76e), Moulin (86e) pour l’EFCFSR. Dieye (32e), Cvitkovic (44e) pour Pacy.
EFCFSR : Cattier, Moulin, Faure, Joinville, Fernandez, Keita, Ramos (cap), Fajr, Orinel (Diallo 64e), Vareilles (Di Tommaso 71e), Henaini (Dutil 78e). Entr : Bandini.
Pacy-sur-Eure : Dos Santos, Fofana, Cvitkovic, Sylva, Rouchon (cap, Huysman 58e), Scotte (Jaequi 74e), Bezzou, Nirlo, Ramdani, Dieye, Essombe (Meslin 57e). Entr : Hardouin.
Vainqueur de Plabennec lors de la journée d’ouverture (1-3), mais battu sur ses terres par Beauvais la semaine dernière (0-2), Pacy espérait bien refaire le coup de la saison précédente, à savoir s’imposer, ici, dans le Var. Chose inacceptable, bien évidement, pour les Fréjuso-raphaëlois qui eux, après avoir partagé les points lors de la première journée à Beauvais (1-1) et avoir été exemptés samedi dernier, comptaient bien sur la venue des Pacéens pour ouvrir leur compteur de victoire.Des conditions idéales, donc, pour voir un bon match de football et surtout du spectacle.
Et en fait de spectacle, on en voit guère durant la première période. D’un coté comme de l’autre, on pense essentiellement quadrillage du terrain, récupération et positionnement.
Et à ce petit jeu, force est de reconnaître que Pacy se montre le plus fort, notamment durant la première demi-heure. Bezzou et Ramdani, en véritables régulateurs de leur équipe, distillent, distribuent et organisent avec justesse, bien aidé, il est vrai, par leurs petits camarades du milieu de terrain. L’Etoile, pour sa part, se montre pressante sur coups de pieds arrêtés, si l’on excepte une superbe frappe d’Orinel des 20 mètres qui frôle la lucarne de Dos Santos (26e) et surtout un tir canon de Ramos qui s’écrase sur la transversale pacéenne avant de rebondir sur la ligne et ressortir comme elle était venue (42e). A noter pour Pacy, deux tentatives lointaines, l’une par Dieye (23e), l’autre par Ramdani (34e), mais deux fois à côté et c’est tout pour cette première période engagée (cinq cartons jaunes), mais tristounette au nombre d’occasions.
Henaini débloque la situation
Bien plus entreprenants qu’en première période, les Varois attaquent le second acte pied au plancher. Plus incisifs au milieu du terrain, ils récupèrent un ballon anodin dans le rond central et lancent la fusée Henaini côté gauche. Ce dernier grille la politesse à son vis-à-vis et d’une frappe puissante, dans un angle pourtant fermé, crucifie Dos Santos à bout portant (51e). Une ouverture du score qui booste encore l’Etoile car dans les minutes qui suivent, Orinel, puis Fajr, sont à deux doigts d’imiter l’ex-sedanais.
Obligés de changer leur fusil d’épaule, les visiteurs opèrent alors deux changements et se créent enfin une occasion par l’intermédiaire de Ramdani (63e). Mais une nouvelle fois, la frappe trop croisée du meneur pacéen ne fait guère trembler l’arrière garde varoise.
Le match se débride quelque peu et c’est encore l’Etoile qui se met en évidence. Avec l’entrée en jeu du feu follet Diallo, les Fréjuso-raphaëlois gagnent encore en vitesse d’exécution. Vareilles (65e) et Di Tommaso (76e, 81e, 84e) sont d’ailleurs tout prêts de conclure. Pacy, un genou à terre, n’arrive plus à se relever et endiguer les contres Varois qui se multiplient en cette fin de match à sens unique.
Après cinq bonnes minutes d’arrêt de jeu, M. Perreau, l’arbitre de la partie que l’on aura beaucoup vu lors de cette rencontre (huit cartons jaunes) mettra un terme aux souffrances des Pacéens. L’Etoile, quant à elle, décroche logiquement sa première victoire de la saison.
La réaction du coach Etoiliste :
« Il était important pour nous de gagner ce premier match à domicile afin de se caler en milieu de tableau. Le match en retard de la semaine dernière nous a placé dans la peau d’un relégable, ce qui n’est jamais une bonne chose pour travailler dans la sérénité », déclare le coach Athos Bandini avant de reprendre :
« J’avais demandé aux garçons de rester prudent en première période, de ne pas se découvrir comme nous l’avions fait l’année dernière. On s’est contenté de gérer la situation tout en se créant une superbe occasion sur la frappe de Ramos qui a touché la transversale. J’avais prévenu les gars, on leur laisse la première période, mais la seconde sera pour nous. C’est ce qui s’est passé », note le patron des Fréjuso-raphaëlois.
« Je suis très heureux que les consignes aient ainsi été respectées. Grâce au bon travail défensif de nos attaquants, on a pu récupérer quelques bons ballons en milieu de terrain et c’est sur l’un d’entre eux que nous avons réussi à marquer.
Cela nous a rendu la tache plus facile pour la suite de la rencontre. Dans les satisfactions, il est également bon de noter l’apport des trois entrées en jeu. Que ce soit Di Tommaso, Diallo ou Dutil, tous trois ont apporté leur pierre à l’édifice. C’est ce que je demande à tous et c’est avec cet état d’esprit que nous pourrons avancer cette saison.
Mon seul regret aujourd’hui, c’est le nombre important de cartons jaunes que nous avons pris. A ce rythme là, avec 40 matchs de prévus rien qu’en championnat, ça va être dur d’aligner une équipe dès la dixième rencontre ».
Le jeudi 19 août 2010
Football National (face à Pacy-sur-Eure samedi 19 heures)
Les Etoilistes dans le vif du sujet
Auteurs d’un bon match nul à Beauvais lors de la journée d’ouverture (1-1), exempts le week-end dernier (poule de National à 21 clubs), les Etoilistes sont impatients d’en découdre avec le club normand de Pacy-sur-Eure et surtout d’ouvrir enfin les hostilités devant leur public du stade Pourcin.
Il faut dire que depuis le mois de juin, les Varois n’ont guère eu l’occasion de se produire devant leurs spectateurs.
Une seule représentation donnée sur leur terre (face à la L1 de Nice au stade Louis Hon) pour sept prestations extérieures, il est temps que les supporters de l’Etoile découvrent le nouveau visage de leur formation fétiche. Petite revue de détails avec le coach étoiliste Athos Bandini.
Athos, un mot sur la phase de préparation ?
« Je pense que cela s’est plutôt passé. On a réussi à produire du jeu de qualité, tant en attaque qu’en défense et notamment face à des formations de L1 et de L2 comme Toulouse, Nice, Grenoble ou Arles-Avignon. Tous les joueurs on eu un temps de jeu quasi-égal et on a vu des choses plutôt intéressantes. Pour l’heure, l’équipe est encore loin de tourner à fond, je pense qu’il faudra attendre la mi-septembre pour cela, mais c’est déjà très encourageant. Tout le monde n’est pas au même niveau dans le groupe. Certains ont encore besoin d’un peu de temps pour parfaire leur préparation physique mais dans l’ensemble, le groupe avance bien ».
Ce premier match à Beauvais ?
« Globalement, le partage des points est assez équitable même si nous pouvons nourrir certains regrets par rapport à la première période. Je pense que si nous avions atteint la pause sur le score de 2-0 en notre faveur, personne n’aurait crié au scandale. Je tiens d’ailleurs à préciser que ce ne sont pas nos attaquants qui ont failli mais bien leur gardien qui a été très bon. En suite, en seconde période, on s’est un peu relâché pendant un bon quart d’heure et nous avons encaissé un but. Je noterai quand même la bonne réaction des joueurs qui ont su de suite réagir pour égaliser. On aurait même pu l’emporter en fin de partie quand Beauvais a été réduit à dix mais là encore, leur gardien a fait la différence ».
La venue de Pacy ce samedi (19 heures) ?
« Ce ne sera pas un match facile car Pacy, qui a terminé 5e la saison dernière, fait réellement partie des sérieux outsiders du championnat. D’ailleurs, lors du précédent exercice, ils nous ont battu deux fois, et je dirais même, deux fois à la régulière. En règle générale, les équipes qui jouent au ballon nous conviennent plutôt bien et celles qui ont tendance, à Pourcin, à fermer le jeu, plutôt mal. Pacy, c’est l’exception qui confirme la règle. Ça joue bien et surtout vite. Il faut être concentré au maximum face à cette formation qui joue tous les coups à fond. Il faudra se montrer très discipliné en défense pour éviter de se faire piéger, notamment sur les coups de pied arrêtés qui est une de leurs spécialités. Quand ils ont décidé quelle option offensive ils allaient adopter, ils le fond très vite et en trois, voire, quatre touches de balle, ils sont capables de se mettre en position de tir. Ce ne sont vraiment pas des clients faciles. Maintenant, le championnat ne s’arrête pas demain. L’essentiel pour nous est de mettre en place notre système de jeu. Quel que soit le résultat de ce match, j’espère tout de même une victoire, il faut que l’on offre un spectacle de qualité à notre public. Le reste viendra tout naturellement derrière».
Le mercredi 18 août 2010
Volley-ball Ligue Pro Féminine
C’est l’heure de la rentrée pour les volleyeuses
Programme de reprise plutôt musclé pour les volleyeuses raphaëloises qui, durant les trois semaines qui arrivent, vont enchaîner les séances de travail à la salle Pierre-Clère l'après-midi et de musculation le matin à la salle Optimum de l’Hôtel Best-Marina où officie leur préparateur physique, Romain Fernandez.
Ballon et fonte, tel est le quotidien des Asséristes pour cette fin août et ce début septembre qui pourront néanmoins se changer les idées lors des cinq rencontres amicales prévues durant cette période, avant de disputer le tournoi d’Aix-Venelles, point d’orgue de leur phase de préparation.
Une préparation malheureusement quelque peu tronquée puisque pour l’heure, manque à l’appel les trois Nord-Américaines qui ne devraient, sauf surprise de dernière minute, rejoindre le Var qu’aux alentours du 20 septembre. Un premier coup dur pour Violaine Respaut et ses filles qui vont devoir faire sans en attendant l’arrivée de ces trois dernières recrues.
« Elles sont toujours bloquées aux USA pour une question de visa. D’après ce que l’on sait et que nous a dit leur agent, l’administration française a tardé pour remplir les dossiers et c’est maintenant au tour de l’administration américaine de faire durer les choses. Apparemment, elles n’auraient pu avoir un rendez-vous que vers le 10 septembre à leur ambassade pour obtenir leur visa de travail », déclare la nouvelle coach des Asséristes avant de reprendre :
« Pour nous, c’est vraiment gênant car je ne sais pas où elles en seront au niveau du foncier à leur arrivée et surtout, elles ne peuvent pas travailler les automatismes et les systèmes de jeu avec le reste de l’équipe. C’est une histoire dont on se serait bien passé et qui va nous faire perdre un bon mois de travail. Il faut prendre cela avec philosophie, c’est comme ça ».
L’équipe :
Lauriane Truchetet (Fra, 1,78m, 26 ans, Passeuse), Alice Kapelovies (Rou, 1,82m, 21 ans, Passeuse), Anaïs Decamps (Fra, 1,70m, Libero, 18 ans), Emily Brown (USA, 1,87m, Pointue, 24 ans), Diana Andreyko (USA, 1,80m, Réceptionneuse-Attaquante, 24 ans), Hélène Aubry (Fra, 1,78m, Réceptionneuse-Attaquante, 26 ans), Ginta Gabruseva (Let, 1,88m, Réceptionneuse-Attaquante, 24 ans), Sarah Morton (USA, 1,90m, Centrale, 22 ans), Kristina Yordanska (Bul, 1,93m, Centrale, 22 ans), Julie Bellot (Fra, 1,89m, Centrale, 27 ans).
Entr : Violaine Respaut. Préparateur Physique : Romain Fernandez.
Liste des matchs amicaux :
31 août : Istres (Pro F) / ASSR (Pro F)
01 septembre : Cannet-Rocheville (Pro F) / ASSR (Pro F)
04 septembre : ASSR (Pro F) / Istres (Pro F) à Sainte-Maxime.
09 septembre : ASSR (Pro F) / Genève.
11 septembre : ASSR (Pro F) / Aix-Venelles (Pro F) à Draguignan.
25 et 26 septembre : Tournoi de Venelles.
Le mercredi 18 août 2010
Triathlon - Aquathlon
Anne Tabarant championne de France d’Aquathlon
Pour sa première participation au championnat de France d’Aquathlon, pour les néophytes il s’agit d’enchaîner 2 km de natation et 10 km de course à pied, la néo-raphaëloise, Anne Tabarant, a décroché le titre national en s’imposant dernièrement au Val de Gray devant bon nombre de spécialistes de la discipline. Une belle « perf » pour la pensionnaire du Saint-Raphaël Triathlon qui, pour sa première saison sous les couleurs du club local (elle était jusqu’à lors licenciée au club de Poissy), s’offre déjà un titre en individuel.
De bon augure pour la suite du championnat de France de D2 féminine que dispute actuellement le SRT. Un championnat où les Raphaëloises font bien mieux que de se défendre puisque elles sont en passe de rejoindre leurs camarades masculins parmi l’Elite nationale du triathlon.
Deuxièmes ex-æquo de leur poule en compagnie du club de Val de Gray, derrière les intouchables parisiennes du team Lagardère, elles joueront l’accession lors de l’ultime étape de ce championnat de France 2010.
« Je suis très heureuse d’avoir décroché ce titre, surtout pour une première participation à une compétition majeure d’aquathlon et après les petits problèmes de santé que j’ai connu la saison dernière. J’ai découvert Saint-Raphaël il y a une douzaine d’années quand j’étais au Pôle France de triathlon de Boulouris et c’est vraiment une ville que j’adore », déclare la native des Hautes-Pyrénées et Raphaëloise d’adoption depuis dix ans, avant de reprendre :
« Maintenant, pour que la fête soit complète, il faudrait que l’on fasse une très belle course d’équipe, le 12 septembre prochain à Vendôme, pour la dernière manche du championnat de triathlon de D2. Il faut impérativement terminer devant Val de Gray pour décrocher notre ticket d’accès à la D1. On va tout mettre en œuvre pour cela ».
Et attendant de revoir en compétition Anne Tabarant , la championne de France 2010 d’Aquathlon, les plus impatients pourront toujours se rendre sur les plages Raphaëloises puisque la jeune femme est affectée actuellement et pour le reste de la saison à la surveillance de celles-ci.
Le vendredi 13 août 2010
Volley-ball Ligue Pro Féminine
Violaine Respaut : « Il faut retrouver l’envie »
Et si cette saison était celle du renouveau pour les volleyeuses raphaëloises ? C’est en tout cas la mission que s’est fixée Violaine Respaut qui a pris les rênes de l’équipe fanion en mai dernier en lieu et place de Rayna Minkova. Une mission délicate car lors des sept dernières saisons, les protégées de la présidente Girod n’ont jamais réussi à accrocher une place pour les play-offs (huit meilleures équipes de Pro F) et même connu une relégation en 2006 pour, heureusement, rebondir aussi sec l’année suivante avec un titre de championne de France de N1 en poche.
Pour Violaine Scalabre, désormais Violaine Respaut, l’ASSR VB peut et doit prétendre à mieux que de jouer le maintien. Elle qui a signé sa première licence au club en 1992 en tant que joueuse Pro alors qu’elle portait déjà le maillot de l’équipe de France et jamais quitté le navire lors des années difficiles (rétrogradation en N2), sait mieux que quiconque que le coup est jouable.
Tour à tour, joueuse, entraîneur-joueuse, joueuse et directrice sportive, joueuse et entraîneur-adjoint, elle connaît bien les rouages de la machine raphaëloise et compte s’appuyer sur ce savoir pour insuffler un vent nouveau dans les rangs asséristes.
Pas à coup de grands renforts car c’est contre la politique du club qui depuis plusieurs saisons maintenant sait se montrer exemplaire en matière de gestion, mais bien au niveau de l’état d’esprit d’un groupe choisi volontairement jeune, complémentaire et prometteur. Un virage osé, voire risqué, car bon nombre de ses joueuses n’ont pas une grande expérience de la Pro F, mais qui peut payer à moyen et même à court terme.
Violaine, que faut-il pour que l’ASSR décolle cette saison ?
« Déjà, après la saison difficile que nous venons de vivre (maintenu à 2 journées de la fin du championnat), il faut retrouver de l’envie. Il faut que ce groupe ait une âme et un fond de jeu. C’est pourquoi nous avons changé 70% de l’équipe, pour bâtir sur de nouvelles bases.
C’est parfois plus facile de reconstruire avec des filles motivées qui viennent d’horizons différents que d’essayer de repartir avec un collectif qui a été usé moralement par une saison éprouvante. Sans trop m’étendre sur la saison passée, je dirais que la mayonnaise n’a malheureusement pas pris et que l’on n’a pas su jouer ensemble. Individuellement, les filles avaient du potentiel mais elles ne jouaient pas collectivement, ce qui, à ce niveau, vous met très vite en difficulté".
C’est osé de changer sept filles sur dix ?
« Oui, mais on voulait vraiment repartir sur de nouvelles bases et surtout parier sur l’avenir en s’attachant les services de jeunes joueuses. La moyenne d’âge du groupe sera d’ailleurs de 23 ans. Mais on a également misé sur la taille puisque avec nos trois centrales qui toisent à 1,90m et même plus, la moyenne de l’équipe sera de 1,85m. Nous aurons une des équipes, si ce n’est l’équipe la plus jeune du championnat, mais également l’une des plus grandes. Et puis nous avons aussi changé notre fusil d’épaule et mettant un peu de côté la filière des pays de l’Est.Hormis notre Bulgare Yordanska qui fait partie des trois rescapées, d’une passeuse Roumaine que jouait au Stade Français l’année dernière et d’une Lettone, le groupe comptera trois Américaines et quatre Françaises. Cinq même, si l’on compte la jeune Marine Fabiani qui fera la navette entre le groupe fanion et la réserve de N2 ».
Quel sera votre objectif cette saison ?
« Assurer au plus vite le maintien pour ne pas à avoir à revivre ce que nous avons vécu ces dernières saisons et accrocher enfin les play-offs. Sur une poule de 12, c’est réalisable. Derrière Cannes et le Cannet-Rocheville qui seront au dessus du lot, et à un échelon moindre Mulhouse, Istres, Evreux, voire Venelles, il y a deux places à prendre.
Maintenant, on ne connaît pas la valeur des deux promus dont Bézier, ni-mêmes réellement celle des autres équipes de la poule. Il faudra certainement attendre la fin de la phase aller pour avoir une idée plus précise des forces en présence ».
Votre principale crainte ?
« Que le message ne passe pas, ou ne passe pas de suite. Je souhaite que l’on impose un style de jeu à Saint-Raphaël et que l’on n’y déroge pas. Que la force de ce groupe soit le collectif et non une somme d’individualités. Les filles que nous avons choisi l’on été pour remplir cet objectif.
Je préfère avoir des filles peut-être moins fortes individuellement mais qui adhèrent à un projet de jeu que des joueuses plus talentueuses mais qui ne jouent que pour elle.
Le risque, surtout avec un groupe aussi jeune, c’est que la mayonnaise mette du temps à prendre. Je sais que pour ces mêmes raisons, son rendement sera irrégulier, en match comme lors de la saison, mais cela sera compensé par l’envie qu’ont les filles de « manger » du ballon.
Tant pis si, dans un premier temps, il y a du déchet. Ce n’est pas grave si dans le même temps on propose quelque chose de construit. Tout est basé sur l’envie, sur la motivation, sur la fougue. Personnellement, je me donne deux ans pour que ça marche mais si, dès cette saison, les résultats sont déjà là, et quand je parle de résultats, je ne parle pas de classement mais d’adhésion collective au projet de jeu, je ne m’en plaindrai pas ».
Les sports "co" sur tous les fronts
Handball, volley-ball, football, rugby et triathlon, cette nouvelle saison sportive s’annonce d’ores et déjà palpitante pour les sports « co » raphaëlois. L’année sera riche en évènements pour des athlètes locaux aux dents longues et aiguisées. Petite revue de détails pour les clubs phares de la commune.
Handball
A tout seigneur, tout honneur, ce seront les handballeurs du SRVHB qui auront la lourde tâche de représenter la ville de Saint-Raphaël à l’échelon européen.
Quatrièmes du dernier championnat de France de LNH et finalistes de la coupe de la Ligue, les hommes de Christian Gaudin auront fort à faire cette saison avec pas moins quatre compétitions majeures à disputer.
La coupe d’Europe EHF bien sûr qui débutera pour eux fin octobre, mais aussi les deux coupes nationales (France et Ligue), qui peuvent offrir un ticket européen, et surtout le championnat de LNH. C’est bien évidement l’objectif prioritaire des protégés du président Krakowski qui tenteront de faire au moins aussi bien que lors du précédent exercice.
La tache ne sera pas aisée car des clubs comme Ivry, Dunkerque, Nîmes ou encore Istres voudront prendre leur revanche sur le club varois. Pour les locaux, le point de mire sera la troisième marche du podium que Tremblay occupe maintenant depuis deux saisons.
Coté effectif, on prend les mêmes et on recommence puisque hormis Tadej Svet parti sous d’autres cieux, un seul renfort est annoncé, celui de l’ex-pivot d’Aurillac, Pierre Montorier.
Début de la saison officielle, le 4 septembre avec le trophée des champions à Monaco où le SRVHB affrontera Montpellier (le vainqueur jouera la finale contre celui du match Chambéry-Tremblay), puis le 11 septembre avec un déplacement à Istres pour le compte de la première journée de championnat.
site web Handball : http://www.srvhb.com/
Volley-ball
Pour leur sixième saison dans le championnat de Pro Féminine en sept ans, les protégées de la présidente Christine Girod auront pour mission de boucler la phase préliminaire dans le top 8 afin de disputer les play-offs.
Pour cela, les dirigeants de l’ASSR-VB ont confié les clefs de l’équipe fanion à Violaine Respaut-Scalabre (voir l'article ci-dessus), au club depuis 1992, et tour à tour joueuse, entraîneur-joueuse, directrice technique et entraîneur adjoint.
Côté effectif, on a procédé à beaucoup de changements (70 %) en ne conservant que trois filles de l’année dernière (Truchetet, Aubry et Yordanska) et en y incorporant sept nouvelles recrues dont trois Américaines, une Roumaine et une Lettonne. Dix joueuses pour le groupe Pro, plus la jeune Marine Fabiani qui fera la navette entre la réserve de N2 et la Pro F.
On misera sur la carte jeune puisque la moyenne d’âge sera d’à peine 23 ans et également sur la taille avec trois centrales de plus 1,90m et une moyenne générale pour l’équipe de 1,85m.
Une équipe assériste "new look" qui manquera peut-être un peu de repères dans cette Ligue A Féminine mais qui, selon les dires de sa coach, compensera son handicap d'expérience par de la fougue et de l'envie. Violaine Respaut qui met d'ailleurs un point d'honneur à donner un fond de jeu à son équipe, une marque de fabrique " made in Saint-Raphaël".
Début du championnat pour ces demoiselles, le 3 octobre à Paris avec un match contre Mulhouse lors de l’Open Générali. La reprise des entraînements est fixée au mardi 17 août.
site web volleyball : http://www.assrvolley.com
Football
Huitièmes du dernier championnat, ce qui est plus que bien pour un promu, les Etoilistes tenteront de se hisser cette fois-ci dans le top 5 pour leur deuxième saison dans cette compétition très relevée qu’est le National (troisième division).
Pour ce faire, le coach Athos Bandini s’est attaché les services de quelques joueurs d’expérience à l’image de Cédric Bardon (ex-Lyon). Sept départs majeurs pour huit arrivées, le groupe fanion sera composé de vingt-trois éléments, ce qui ne sera pas de trop pour se frotter à des clubs comme Bastia, Strasbourg, Guingamp, Cannes et autres Paris FC.
Un championnat très long d’ailleurs puisque cette année, et exceptionnellement (Strasbourg a été repêché), il comptera 40 journées.
Lors de la première, le 7 août dernier, les Raphaëlo-Fréjusiens ont accroché le nul lors de leur déplacement à Beauvais (1-1) ce qui laisse entrevoir, après une batterie de matchs amicaux assez convaincants face à des clubs de L1 et L2, de bonnes choses pour la suite du championnat.
Des Varois que l'on retrouvera le 21 août prochain face à Pacy-sur-Eure pour leur première apparition de la saison sur la pelouse du Stade Pourcin.
Le calendrier de l'Etoile 2010-2011 : http://www.foot-national.com/188-calendrier-club-Etoile-FC-Frejus-Saint-Raphael.html
Rugby
Après avoir par deux fois raté l’accession en Fédérale 1 la saison dernière (deuxièmes de la phase régulière derrière Grasse et battus aux coups de pied de pénalité en ¼ de finale par Annecy), les Carfistes n’auront pour seul objectif cette saison que l’accession.
Pas directe puisque cette année, pour cause de refonte de poule, il n’y en aura pas, mais par le biais des phases finales où il faudra atteindre les demies. Côté départ, on notera celui de l’un des deux coachs, Martial Cottin, parti à La Seyne, ainsi que de trois joueurs du groupe fanion.
Pour les arrivées, elles devraient être au nombre de cinq dont un nouveau patron des lignes arrières pour remplacer Martial Cottin et épauler Marc Ravanello, resté à la barre du navire Carfiste. Un championnat de Fédérale 2 qui débutera pour les « Jaunets » le 12 septembre par un déplacement à Marseille.
site web du Carf (Rugby) : http://www.carfrugby.com
Triathlon
Assurés du maintien en D1 depuis la troisième journée d’un championnat qui en compte cinq, les triathlètes raphaëlois ont encore deux courses à disputer pour boucler leur saison.
Septièmes de leur poule après la manche parisienne, ils peuvent, en cas de bons résultats à Tours (le 29/08) et à la Baule (le 17/09), accrocher la quatrième place.
A cette occasion, ils pourront compter sur leurs deux chefs de file que sont Olivier Marceau et Dimitri Polianski, actuellement 4e au classement mondial individuel.
Quant aux filles du SRT, pour l’heure en D2, elles pourraient bien rejoindre leurs homologues masculins en D1 dès la saison prochaine. Il faudra néanmoins patienter jusqu’à la mi-septembre pour être fixé sur leur sort.
site web Natation Triathlon : http://www.saintraphael-natationtriathlon.com
Photos handball : Marie-Laure Terrier.
Le lundi 09 août 2010
Handball En amical face au Japon (victoire 31-30)
Des Varois au grand cœur
Au Palais des sports intercommunal, Saint-Raphaël VHB bat sélection
nationale du Japon 31-30 (mi-temps 13-17). Arbitrage de MM. Duffet
et Kious. Spectateurs : environ 600.
Saint-Raphaël VHB : Djukanovic (7 arrêts dont 2 pen en 30'), Ploquin
(10 arrêts en 30') ; Fortuneanu (1), Zemanek (2), Megannem, Abily (6),
Caucheteux (7 dont 3 pen), Chapuis (4 dont 1 pen), Sanssouci, Viudes
(2), Montorier (1), Stehlik (3), Paillasson (2), Tomas (1), Krakowski (2), Moretti.
Japon : Urawa (5 arrêts), Matsumura (6 arrêts dont 1 pen) ; Muyrakami, Kochi (1), Maeda, Suematsu (6 dont 3 pen), Tomita (3), Miyazaki (2), Takeda (1), Fujita, Kishigawa (2), Kaido, Mori (1), Nomura (8 dont 3 pen), Izuma (1), Kadoyama (5).
Les dirigeants du SRVHB avaient annoncé la couleur avant cette rencontre face à la sélection nationale du Japon, l’intégralité de la recette sera reversée (ainsi que celle contre Aix mercredi et Nîmes vendredi) aux victimes des inondations qui ont endeuillé en juin dernier le Var. Ils ont donc été un peu plus de 600 personnes à répondre présent, abonnés ou non, et à s’acquitter du droit d’entrée fixé pour la circonstance à 5 euros. Plus de 3000 euros pour cette seule rencontre, c’est déjà bien, surtout pour un match de préparation qui plus est, disputé en début de semaine. Des Varois mais aussi des estivants qui n’ont hésité à mettre la main à la poche pour cette bonne action.
Une rencontre que les locaux ont mis un point d’honneur à remporter d’ailleurs, eux qui actuellement, enchaînent les séances de travail foncier et de musculation en vue des échéances importantes qui les attendent cette saison. « On a eu du mal à entrer dans le match car la séance de piste ce matin, suivie d’une bonne heure de musculation derrière, ont laissé des traces dans les organismes. Mais globalement, je suis satisfait du groupe, de sa prestation collective et de sa réaction d’orgueil en fin de partie» déclarait le coach Christian Gaudin après coup.
Il faut dire que face à des Nippons sans grand gabarit mais vifs comme l’éclair, il vallait mieux avoir des jambes. D’où ce départ, et même cette première période, à sens unique où les visiteurs prenaient les devants assez rapidement (1-4, puis 5-8).Du coté Raphaëlois, la fatigue du matin empêchait toute réaction mais on en profitait pour faire tourner l’effectif et surtout essayer d’autres types défenses que la fameuse 6-0 qui a fait tant de mal, la saison dernière, en championnat de LNH.
« C’est pour cela que ce type de match est intéressant à disputer. Quand on est fatigué, les défauts se voient plus facilement et contre des Japonais dont le jeu est basé sur la rapidité, c’est encore plus flagrant. Mais c’est bien, même dans le rouge, on a vu des belles choses », reprenait le coach.
Les Raphaëlois haussent le ton
Et les bonnes choses, c’est surtout en seconde période que le public du Palais des sports allait pouvoir s’en délecter. Malgré un déficit de quatre buts à la pause, puis cinq à l’entame de la dernière ligne droite (13-18, 38e), le SRVHB mettait le turbo en marche et le Japon pliait. Caucheteux et Chapuis sonnaient la charge, Abily trouvait des angles impossibles et la défense varoise retrouvait ses repères. En moins de cinq minutes, le SRVHB prenait les commandes de la partie 21-20 (44e).
Question d’orgueil ou simple envie de bien faire, les Raphaëlois étaient plus que jamais dans la partie et enchaînaient les contre-attaques et les combinaisons offensives spectaculaires.Oublié les jambes lourdes et autres petits bobos, le SRVHB tenait sa proie et n’allait plus la lâcher. Les Japonais, surpris par cette soudaine résistance varoise tentaient bien de rester au contact (30-30, 59e), mais Abily, d’un superbe Kung-Fu donnait la victoire aux siens à trois secondes du buzzer.
« On est loin d’être au point, on l’a vu sur quelques passes manquées ou quelques tirs mal cadrés, mais si déjà, alors que nous sommes en pleine préparation physique, on est capable d’aller chercher un succès comme celui d’aujourd’hui, c’est bon signe. Les garçons en ont gardé sous le pied pour terminer fort et surtout, conservé de la lucidité pour bien finir ce match pas si facile que cela à négocier ».
Photos : Marie-Laure Terrier.
Le mardi 3 août 2010
Handball D1 masculine
Aurélien Abily : « le SRVHB peut encore surprendre »
Arrivé en juillet 2009 à Saint-Raphaël après avoir passé cinq saisons à Aurillac, l’arrière gauche du SRVHB aura été l’un des moteurs de son équipe durant l’exercice écoulé et un grand artisan de la quatrième place décrochée par le Saint-Raphaël Var handball. Avec 107 buts inscrits en 23 rencontres de championnat disputées, il a terminé à la onzième place du classement général des buteurs de la LNH, à cinq longueurs du meilleur scoreur du club cette saison, un certain Heykel Megannem (10e avec 112 buts). Mais plus encore que ses performances individuelles qui auront été conformes à ce que l’on attendait de lui, c’est sa faculté à s’adapter très vite, sa capacité à provoquer la faute chez l’adversaire, ainsi son sens du jeu collectif qui auront le plus marqué les esprits. Avec son 1m92 et ses 80 kg, il n’a pas, à proprement parler, le physique d’un déménageur qu’ont, en général, les joueurs de la base arrière de la LNH. Il est, en revanche, un véritable poison pour toutes les défenses du championnat qui, cette année, risquent encore de souffrir pour tenter de museler l’artilleur varois.Aurélien, votre première saison à Saint-Raphaël ?
« Très bien. Vraiment très bien même. L’adaptation a été très facile, ce qui n’est pas toujours le cas, mais joueurs comme cadres du club ont fait que cela se passe bien pour moi comme pour mes petits camarades arrivés à l’intersaison. De plus, les résultats de l’équipe, 4e du classement final et qualifiée pour la Coupe d’Europe, m’ont totalement conforté dans mon choix de signer ici. Le club avait annoncé la couleur en début de saison, encore fallait-il y arriver. Voilà, c’est chose faite mais ce n’est qu’une première étape. Une marche de plus de franchie ».
Comment voyez-vous la saison à venir ?« Difficile. Plus difficile encore que la précédente et ce, pour de multiples raisons. D’abord en tant que 4e du dernier championnat, on va nous attendre au tournant. La durée de la saison également jouera pour beaucoup avec en plus, cette année, la Coupe d’Europe et désormais des matchs aller-retour en Coupe de la Ligue. Et pour finir, la qualité de notre championnat qui cette année sera plus relevé que son prédécesseur. Ce sera une saison compliquée à négocier mais dans notre groupe, il n’y a que des compétiteurs et ce genre de challenge nous motive tous. C’est un collectif qui a faim, un collectif dont l’appétit a été aiguisé par la saison que nous venons de vivre ».
La Coupe d’Europe, une première pour vous et pour le SRVHB ?
« Pour notre première participation, on n’a pas la prétention de vouloir la gagner mais on ne se gênera pas pour aller le plus loin possible. Les rencontres européennes, gagnées ou perdues, c’est toujours de l’expérience en plus. On découvre d’autres cultures du handball et c’est très enrichissant. C’est une des raisons qui m’avait poussé à venir à Saint-Raphaël, l’opportunité de disputer une Coupe d’Europe. Dans la carrière d’un sportif de haut niveau, c’est un plus ».
L’arrivée de Pierre Montorier ?
« C’est incontestablement un bonus pour le collectif. C’est un garçon avec qui j’ai joué cinq ans à Aurillac et notre entente sur le terrain marchait plutôt bien. Maintenant, il y a de la concurrence à son poste mais comme c’est un compétiteur et un battant, je suis sûr qu’il va nous apporter beaucoup ».
Quels seront les principaux atouts du SRVHB version 2010-2011 ?
« En premier lieu, la qualité du collectif.
Personne ne tire la couverture à soi dans ce groupe et quand quelqu’un est absent ou pas dans le coup, il y a toujours des solutions de rechange. Le danger peut venir de partout à la fois et parfois même de là où on l’attend le moins. On a montré, la saison passée, que nous pouvions marquer beaucoup de buts et je pense même que les défaites que nous avons concédé, c’est sur notre point fort habituel, à savoir la défense, qu’il faut les imputer. Et puis il y a aussi l’envie. On sait tous où on veut aller et on veut s’en donner les moyens. On a la chance d’évoluer dans un club ambitieux qui met tout en œuvre pour que nous soyons dans les meilleures dispositions possibles. Tous les clubs de la LHH ont envie de bien faire mais tous n’ont pas les moyens de leurs ambitions. Saint-Raphaël est peut-être un jeune club à ce niveau mais il a déjà beaucoup plus d’expérience que certains dans ce championnat élite ».Le 26 juillet 2010
Handball D1 masculine
C’est l’heure de la rentrée pour les handballeurs
Alors que pour beaucoup de Français, les vacances d’été n’ont pas encore débuté, pour les hommes de Christian Gaudin c’est déjà l’heure de la rentrée. Au programme de cette première semaine de reprise, musculation et travail foncier, une semaine qui devrait être très éprouvante pour les organismes avec ces fortes chaleurs dans les salles raphaëloises. Dur mais obligatoire pour les quatrièm






