Histoire de la ville de Saint-Raphaël |
Dans l'Antiquité :
On vient à Saint-Raphaël, depuis des siècles pour son climat, pour la variété de son paysage et pour son incomparable qualité de vie.
L'homme de Cro-Magnon, il y a 3000 ans y était-il sensible ? Toujours est-il qu'à l'époque préhistorique, il fréquentait notre région. Tels en témoignent dolmens et menhirs (la pierre guérisseuse d'Aire Peyronne, les deux Menhirs et la pierre Levée du Domaine de Veyssières. )
Les dolmens sont des monuments funéraires de forme et de grandeur variable, constitués de dalles verticales plantées (quelquefois complétées par des murets en pierres sèches), surmontées d'une couverture végétale ou en pierre et dont l'entrée est orientée vers le couchant.
Les menhirs sont des monolithes dressés, dont la destination est plus floue mais sans doute liée à un culte que nous ignorons. L'absence d'éléments archéologiques associés à leur présence rend difficile leur authentification, surtout lorsqu'ils ne sont plus érigés.
La domination Romaine :
L'antique route du littoral, la voie Aurélienne, aménagée sous l'empereur Auguste, traverse l'Estérel d'est en ouest. Une borne milliaire d'Auguste datée de l'an 3 après J.C. en forme de colonne de 1,20 mètre, a été découverte au Cap Roux.
Celle-ci donnait des informations relatives à l'itinéraire emprunté mais elle a subi des mutilations qui ont fait disparaître une grande partie des inscriptions.
Le massif de l'Estérel a conservé quelques vestiges des établissements Ligures et c'est à Saint-Raphaël, dans la vallée des Caux d'où descend le torrent de Boulouris, que l'on peut admirer les carrières de Porphyre bleue, jadis exploitées par les Romains.
Après la fondation de Forum Julii (Fréjus), l'occupation romaine du territoire se manifeste surtout par des exploitations agricoles, avec la villa du Suveret.
Les vestiges de l'antique phare romain sur le Lion de Mer témoignent de l'intensité du commerce maritime.
Plus de quarante épaves de navires romains ont été recensées sur le littoral raphaëlois; celles-ci ont donné lieu
à de nombreuses campagnes archéologiques d'envergure.
Au Moyen-âge :
Saint-Raphaël entre sous ce nom dans l'Histoire, au milieu du XIème siècle par la mention de l'église romane, construite sur les ruines d'édifices antiques.
Au XIIIe siècle, le bâtiment est alors le centre d'un domaine épiscopal qui a donné naissance à un village fortifié, le castrum autour de la demeure seigneuriale. La tour du clocher complète le paysage tel qu'on le voyait à la fin du Moyen-Age.
Les archives manuscrites elles aussi sont explorées et nous livrent, entre les lignes calligraphiées de véritables parchemins, d'exceptionnelles et précieuses informations. Actuellement le premier document sur les origines de Saint-Raphaël date de 1065, acte authentique (2H347, A.D. des Bouches du Rhône).
Du XVIème au XVIIIème siècle :
Les armoiries de la ville, l'archange Raphaël donnant la main au jeune Tobie, sont choisies en 1690 par les Raphaëlois.
Au cours du XVIIIe siècle, la ville se tourne vers la mer, le quartier de la marine se développe autour du port par une activité économique liée à la pêche.
Sous la révolution et l'empire :
Au cours de l'an II (1794), Saint-Raphaël prend le nom de Barraston (de Barras, qui sera un des cinq directeurs du Directoire), ce nouveau patronyme n'aura qu'une existence éphémère.La ville connaît alors des époques glorieuses en accueillant Bonaparte lors de son retour de la campagne d'Egypte en 1799. C'est aussi de là qu'il embarquera pour l'île d'Elbe en 1814.
La ville connaît alors des époques glorieuses en accueillant Bonaparte lors de son retour de la campagne d'Egypte en 1799. La frégate La Muiron mouille en rade, et le général débarque le 9 octobre après avoir miraculeusement échappé aux escadres britanniques pendant les 47 jours de la traversée.
C'est aussi de là qu'il embarquera pour l'île d'Elbe en 1814.
Saint-Raphaël moderne :
A la fin du XIXème siècle, le port se développe autour de l'activité commerciale et touristique liée à la pêche et au commerce maritime (exportation de bauxite, pavés en estérelite du Dramont, poteaux de mine, bouchons de liège, céramiques de Vallauris…).
Sous l'impulsion d'un Maire dynamique, Félix Martin, Polytechnicien, Ingénieur de la compagnie P-L-M, la ville se transforme en station balnéaire moderne, avec son casino, ses hôtels et ses villas au charme architectural d'influence palladienne, sa promenade des bains. L'église Notre-Dame de la Victoire de Lepante, édifiée par l'architecte Aublé en 1887, est de style néo-byzantin.
L'arrivée du P-L-M (Paris Lyon Marseille) en 1864, attire une multitude d'étrangers, facteur de développement touristique. Aussi de nombreux écrivains et artistes viennent y résider : Georges Sand, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Alphonse Karr dans la villa " Maison Close ", Frédéric Mistral, Guy de Maupassant à bord de " Bel Ami "… le compositeur Charles Gounod à " L'Oustalet doù Capelan ", Léon Carvalho, directeur de l'opéra de Paris dans la superbe villa " Magali " qui conserve dans son jardin les vestiges du Palais des Tuileries démoli en 1871 par la Commune.
Pour la petite histoire : Le rocher dit de l'île d'Or a été mis aux enchères publiques en 1897, l'adjudication fut prononcée en faveur de Monsieur Sergent pour la somme de 280 francs.
La tour, d'allure moyenâgeuse, fut construite au début du siècle dernier par l'excentrique Docteur Auguste Lutaud, qui s'autoproclama en 1913 Auguste 1er roi de l'île d'Or.
Les récentes pages historiques sont écrites lors du débarquement des troupes alliées au Dramont le 15 août 1944 au cours de de l'opération Camel-Green. Cette décision de débarquement au Dramont est due à la force de persuasion de l'Amiral NOMY auprès des alliés, qui évita ainsi à Saint-Raphaël d'être pilonnée à outrance et de ce fait, d'être rayée de la carte.
Saint-Raphaël bénéficie depuis toujours d'une situation géographique privilégiée. Située à l'est du département du Var, le plus touristique de France, et au pied du massif forestier de l'Estérel, la ville possède une superficie de 8 959 hectares et une population de près de 36 000 habitants qui passe à plus de 80 000 en période estivale.
Les 42 kilomètres de côte ont depuis longtemps favorisé le développement touristique. Les loisirs et les sports que l'on peu y pratiquer sont nombreux dans ce cadre exceptionnel.


