Handball : Pas si loin de Paris que cela…

Vendredi, 9 décembre, 2016 - 12:15

Stade Pierre de Coubertin, PSG bat SRVHB 28-24 (mi-temps 13-13). Arbitres : MM. Dentz et Reibel.

 

Paris : Omeyer (11 arrêts et 4 buts), Skof (2 arrêts) ; Gensheimer  (6/8 dont 1/2 aux pens), Mollgaaard (1/1), Accambray, Stepancic (3/6), Koundoud (1/2), Remilly (2/7), L . Karabatic (1/2), Hansen (6/8 dont 4/4 aux pens), Narcisse (0/2), Nielsen (1/1), N. Karabatic (3/8), M’Tima, Barachet.

 

SRVHB : Djukanovic (14 arrêts dont 1 pen), Matthias ; Krantz (1/1), Mapu (1/1), Abily (2/5), Sarmiento (3/5), Lynggaard (1/4), Jurka (5/6), Caucheteux (8/8 dont 5/5 aux pens), Vigneron (0/1), Krakowski (0/1), Dipanda (2/7), Karalek (1/3), Hmam.

 

Faire douter l’ogre parisien et sa constellation de stars sur ses terres n’est jamais une mince affaire et pourtant hier, dans un stade Pierre de Coubertin quasi plein, les hommes de Joël Da Silva ont fait bien plus que de se défendre. Pendant près quarante-cinq minutes (18-18, 44e), jusqu’à l’exclusion de leur tour défensive Wissem Hmam pour être précis, les Varois ont fait jeu égal avec leurs hôtes, prenant même à plusieurs reprises l’avantage au tableau d’affichage.

 

Oui mais voilà. Au PSG il y a tellement de talents que l’on peut même se permettre de laisser des internationaux sur le banc sans pour autant que cela ne joue sur le rendement de l’équipe. Ce fut le cas de William Accambray qui n’est carrément pas entré en jeu ou de Xavier Barachet qui n’a eu que très peu de temps pour s’exprimer, et encore, sur l’aile droite. Mais paris a une tactique. On use, on sape, on fatigue, et dans le dernier quart d’heure, on récolte les fruits de ce que l’on a semé durant les quarante-cinq premières minutes. Au bout d’un moment, ce constant apport de sang frais finit par payer. Surtout quand du côté varois, on doit se passer des services de Stehlik, Popescu et Simicu, tous trois blessés.

 

N’empêche que malgré tout ça. Malgré un Nikola Karabatic omniprésent. Malgré les quatre buts du portier légendaire des « Bleus » Titi Omeyer, fait exceptionnel tout de même, les partenaires de l’encore excellent Raphaël Caucheteux peuvent se sentir quelque peu frustrés par certaines décisions arbitrales. Le nombre d’exclusions temporaires tout d’abord, largement en leur défaveur (8 contre 5). Oui, Saint-Raphaël a été plus agressif en défense, mais certains Parisiens ne sont pas des « poètes » non plus. Pas vu, pas pris. Mais aussi les deux dernières deux minutes infligées à Hmam qui ont paru très sévères et qui ont provoqué sa sortie prématurée du terrain. Quid de cette grosse faute de Remilly sur Krantz sanctionnée « seulement » par une exclusion temporaire, ce qui lui a permis de rester dix bonnes minutes de plus sur le terrain et de marquer, avant de finalement être exclu à son tour, sur une faute pas si évidente, mais quand le match avait déjà basculé (24-20, 52e).

 

Ou encore ce passage en force sifflé contre Aurélien Abily tandis que les deux défenseurs sont en zone, alors que les deux formations sont dos à dos. Balle pour Paris au lieu d’un pénalty pour Saint-Raphaël. Moins visibles mais tout aussi important au final, des fautes certes réelles sur Karabatic pour ne citer que lui, donc ballon rendu logiquement aux Parisiens, mais pas à Abily ou à Sarmiento pour les mêmes raisons. Etonnant tout de même de la part de la meilleure paire arbitrale du championnat. Là encore, le nom ou la réputation d’un joueur, a tout de même tendance à influencer les décisions, et surtout les sanctions.

 

Et quand on cumule le tout, ça fait incontestablement plus de munitions offensives pour Paris et évidement moins pour le SRVHB. Ajouter à cela un soupçon de déchet dans la finition sur les « immanquables » (qui du coup ne le sont plus), il est vrai qu’en face, c’est tout même Omeyer, et voilà pourquoi Saint-Raphaël a fini par céder face au multiple champions de France en titre. Et ce malgré la grosse partie de Micha Djukanovic (14 arrêts), de la défense raphaëloise dans son ensemble, de Caucheteux (8 réalisations et à 100%) ou encore de Miroslav Jurka dans son rôle de finisseur à l’aile droite. Paris est plus fort que Saint-Raphaël, c’est une certitude, mais jeudi soir à Coubertin, cela n’a pas sauté aux yeux non plus.

 

Prochain rendez-vous pour le SRVHB ce dimanche en Coupe de la Ligue au Palais des sports JFK (17 heures). Un quart de finale face aux Montpelliérains qui vaudra son pesant d’or.

 

Photo (archives) : Le nouveau pivot raphaëlois Artsem Karalek (Marie-Laure Terrier).

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